01/21/2026 | Press release | Distributed by Public on 01/21/2026 05:14
L'AIEA et la République algérienne démocratique et populaire sont convenues de renforcer leur partenariat concernant les utilisations pacifiques de la science et de la technologie nucléaires, en particulier dans les domaines de la sécurité énergétique et de la gestion des ressources en eau.
Signé virtuellement le 8 décembre par le Directeur général de l'AIEA, Rafael Mariano Grossi, et le Ministre d'État algérien, Ministre des affaires étrangères, de la communauté nationale à l'étranger et des affaires africaines, Ahmed Attaf, l'accord renforce le partenariat croissant entre les deux parties et marque une étape importante à l'appui de la réalisation des objectifs nationaux de développement du pays.
« Ce partenariat reflète notre engagement commun à mettre l'innovation nucléaire au service du développement durable et à construire un avenir où la science serait au service des personnes et du progrès », a déclaré M. Grossi.
« L'AIEA aidera l'Algérie à étudier les choix qui s'offrent à elle en matière d'énergie nucléaire - notamment les petits réacteurs modulaires pour la production d'électricité et le dessalement de l'eau - et à étendre l'utilisation des techniques nucléaires pour renforcer la gestion des ressources en eau. »
M. Ahmed Attaf, Ministre d'État algérien, Ministre des affaires étrangères, de la communauté nationale à l'étranger et des affaires africaines, s'est exprimé en ces termes :
« Aujourd'hui, nous mettons cette déclaration commune sur papier. Pour être tout à fait honnête, il nous est donné l'impression d'entamer un nouveau chapitre avec l'Agence internationale de l'énergie atomique : un chapitre plus ambitieux, plus audacieux et encore plus passionnant. La voie est grande ouverte aux nouveaux domaines de coopération, qu'il s'agisse des petits réacteurs modulaires pour le dessalement de l'eau de mer, d'une gestion plus intelligente de l'eau grâce à la technologie nucléaire ou encore des applications qui changent la donne dans l'agriculture. »
La signature de l'accord fait suite à la visite du Directeur général de l'AIEA, M. Grossi, à Alger au mois d'octobre. Au cours de cette visite, M. Attaf et lui ont discuté des moyens d'étendre la coopération dans plusieurs domaines comme l'électronucléaire, la gestion de l'eau et la sécurité alimentaire. Dans un message communiqué à l'issue de la visite, le Directeur général, M. Grossi, a déclaré : « cette visite marque le début d'un nouvel élan dans notre partenariat », soulignant l'engagement de l'Algérie à mettre la science nucléaire au service du progrès.
L'Algérie a manifesté son intérêt pour l'exploitation de l'électronucléaire dans le cadre de sa stratégie énergétique à long terme, notamment le recours aux petits réacteurs modulaires (SMR), tant pour la production d'électricité que pour le dessalement de l'eau. L'énergie nucléaire offre une charge de base continue, qui permet au réseau de gagner en stabilité et en résilience. Cette technologie permet au pays de répondre à la demande croissante d'énergie et de relever les défis liés à la pénurie d'eau.
L'accord signé aujourd'hui fait fond sur le projet de coopération technique de l'AIEA intitulé « Études de préfaisabilité et création de capacités en vue de l'introduction de l'électronucléaire », qui aide l'Algérie à mettre en place l'infrastructure institutionnelle, réglementaire et technique requise selon l'approche par étapes de l'AIEA.
Le Directeur général a proposé d'envoyer une mission d'experts en Algérie pour aider le pays à mener les préparatifs en vue de l'élaboration de son programme électronucléaire, en particulier l'évaluation de la faisabilité des applications des SMR, notamment leur intégration dans l'infrastructure nationale et la planification énergétique.
Une mission de suivi est prévue en 2026 en vue d'élargir la collaboration sur les techniques nucléaires de gestion des ressources en eau et les applications agricoles, ce qui permettra de renforcer les efforts déployés par l'Algérie pour améliorer la sécurité alimentaire et l'utilisation durable de l'eau.
L'Algérie exploite deux réacteurs de recherche : le réacteur NUR, utilisé pour la formation et la recherche, et le réacteur Es-Salem, utilisé pour la recherche scientifique et la production de radio-isotopes.
En outre, le pays participe activement aux initiatives de l'AIEA visant à élargir l'accès aux soins contre le cancer. Le Centre hospitalier universitaire de Bab El-Oued et le Centre de cancérologie Pierre et Marie Curie étaient parmi les cinq premiers centres d'excellence de l'AIEA à participer à l'initiative Rayons d'espoir et ainsi à contribuer à renforcer et à élargir l'accès aux soins contre le cancer en Algérie et dans toute la région.