03/05/2026 | Press release | Distributed by Public on 03/05/2026 04:02
Dans un contexte d'asphyxie financière des départements, Départements de France demande au Premier ministre la reconnaissance rapide de l'état de catastrophe naturelle pour les dégâts causés par la tempête NILS, qui a entraîné des crues hors norme avec les inondations associées. DF demande aussi une aide financière pour la reconstruction des routes endommagées.
Les services routiers des départements concernés font face à une dégradation conséquente des ouvrages d'art et des infrastructures routières, fortement impactés par les courants et les embâcles ayant notamment percuté de nombreux ponts. Leur remise en état nécessitera des investissements lourds, qui ne peuvent être différés et que les départements, dans leur situation financière actuelle, ne sont plus en mesure d'assumer seuls.
« Je sollicite, au nom du département, la mise en place d'un fonds d'urgence pour aider à la réfection de ces ouvrages. Si nous considérons ces phénomènes uniquement comme des « crises », nous ne ferons rien pour nous préparer ou nous adapter. Ces événements ne sont plus exceptionnels, ils s'inscrivent dans un dérèglement global », explique Jean-Luc Gleyze, président du département de la Gironde.
Face à la répétition et à l'intensification des événements climatiques, les départements appellent à une réponse structurelle et durable, à la hauteur des enjeux de sécurité des populations et de continuité du service public.
« Je me joins au président Gleyze pour en appeler à la solidarité nationale pour l'ensemble des Départements du Sud-Ouest et de l'Ouest fortement impactés par cette tempête. Les départements ne peuvent plus supporter seuls l'entretien de 380 000 kilomètres de routes départementales et de 100 000 ponts. Nous arrivons aux limites d'un système qui prélève chaque année 40 milliards d'euros aux usagers de la route sans en remettre plus de 10% pour l'entretien des 10 000 km du réseau national restant et rien pour les routes départementales. La route doit payer la route ! », prévient François Sauvadet, président de Départements de France.