IMF - International Monetary Fund

02/25/2026 | Press release | Archived content

BÉNIN : Le conseil d’administration du FMI achève la septième revue des programmes au titre du mécanisme élargi de crédit et de la facilité élargie de crédit, et la quatrième[...]

Washington: Le conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la septième revue des programmes combinés au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) et de la facilité élargie de crédit (FEC), ainsi que la quatrième et dernière revue du programme au titre de la facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Les accords au titre du MEDC et de la FEC ont été approuvés par le conseil d'administration du FMI en juillet 2022 (voir le communiqué de presse 22/252) et ils ont été complétés par un autre accord au titre de la FRD en décembre 2023 (voir le communiqué de presse 23/452).

L'achèvement des revues ouvre la voie au décaissement immédiat d'environ 36,3 millions de dollars (l'équivalent de 26,5 millions de DTS) au titre du MEDC et de la FEC - ce qui porte le total de leurs décaissements à quelque 664,7 millions de dollars (l'équivalent de 484 millions de DTS) -, et d'environ 81,6 millions de dollars (l'équivalent de 59,4 millions de DTS) dans le cadre du programme relevant de la FRD, ce qui porte le total des montants décaissés à ce titre à environ 204 millions de dollars (l'équivalent de 148,6 millions de DTS).

La dynamique de l'économie béninoise s'accélère, impulsée par les solides résultats des cinq dernières années. La croissance est projetée à 7,5 % en glissement annuel en 2025, dans le droit fil du taux enregistré en 2024, et elle devrait rester forte à moyen terme. Le déficit des transactions courantes de la balance des paiements a diminué en 2024, après la détérioration précédemment enregistrée en raison d'importantes importations de services professionnels liées à la zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ). Le déficit devrait poursuivre son redressement progressif grâce à la montée en régime des exportations des zones économiques spéciales et à la modération continue du déficit des services.

Conformément aux normes statistiques internationales, plusieurs prêts extérieurs (transférés en 2021 à des entreprises publiques et semi-publiques qui en ont entièrement assuré le service) ont été reclassés en dette de l'administration centrale. Celle-ci a donc été revue à la hausse à 60,5 % du PIB à fin 2024 sans toutefois altérer la qualification de risque modéré de surendettement du Bénin, grâce au renforcement de sa capacité d'endettement.

Les programmes mis en œuvre dans le cadre du MEDC et de la FEC ont affiché de solides résultats. Tous les critères de réalisation quantitatifs à fin juin 2025 et tous les objectifs indicatifs à fin septembre 2025 ont été tenus et tous les repères structurels ont été atteints, certes avec un léger retard pour l'un d'entre eux. S'agissant du programme au titre de la FRD, les autorités ont achevé les six mesures de réforme restantes, progressé dans le renforcement de la gestion des finances publiques liées au climat, réformé les tarifs de l'eau, déployé un dispositif d'assurance agricole, renforcé la protection sociale et amélioré l'architecture de l'information financière liée au climat.

À l'issue des délibérations du conseil d'administration sur le Bénin, M. Okamura, directeur général adjoint et président par intérim, a fait la déclaration suivante :

« Le Bénin a solidement exécuté ses programmes appuyés par le FMI. La détermination des autorités à mettre en œuvre des réformes économiques a produit des dividendes tangibles sous la forme d'une croissance plus vigoureuse et plus stable, d'un accès plus favorable aux marchés internationaux, et d'un appui continu des partenaires techniques et financiers. Les autorités doivent maintenant entretenir la discipline budgétaire et la dynamique des réformes, et renforcer les politiques inclusives, tout en demeurant vigilantes face aux risques régionaux et mondiaux.

« L'assainissement des finances publiques opéré en 2024 a permis de ramener le déficit budgétaire à 3,1 % du PIB. La loi de finances de 2026 vise à le maintenir dans les limites du plafond de 3 % du PIB fixé par l'Union économique et monétaire ouest-Africaine (UEMOA). L'ajustement budgétaire reste ancré dans la stratégie de recettes à moyen terme, grâce à une mobilisation soutenue des recettes fiscales et une rationalisation de la dépense.

« Le rééquilibrage du portefeuille de dette pour donner à terme plus de poids à la dette intérieure, ainsi que le prévoit la stratégie d'endettement à moyen terme, devrait rester une priorité. Le risque de surendettement du Bénin continue d'être jugé modéré grâce à une plus forte capacité d'endettement, mais la récente révision à la hausse de la dette de l'administration centrale invite à une plus grande vigilance. Celle-ci, ainsi que le maintien d'une gestion proactive de la dette et une surveillance renforcée de la dette des entreprises publiques, contribuera à atténuer les risques de refinancement extérieur.

« Les autorités devraient continuer d'accroître la transparence des finances publiques, notamment en publiant dans leurs bulletins statistiques réguliers les données de budget et de dette récemment révisées. La vigilance s'impose aussi dans le renforcement de la gouvernance et de la transparence des entreprises et organismes publics compte tenu de leur présence grandissante dans l'économie nationale.

« Il est essentiel que les autorités de supervision maintiennent leur contrôle sur les institutions financières publiques et privées. Cela contribuera à sauvegarder la stabilité financière et à limiter les risques d'engagements conditionnels.

« Davantage d'efforts sont nécessaires pour encourager la formalisation de l'économie et accompagner le développement des petites et moyennes entreprises. La mise à jour du registre social et l'application des recommandations de la cartographie des programmes de protection sociale récemment publiée permettront d'accroître l'efficience des initiatives d'aide sociale en faveur des ménages vulnérables.

« Dans le cadre du programme appuyé par la facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), les autorités ont récemment adopté une nouvelle réglementation de la gestion des finances publiques applicable au climat, amélioré l'architecture de l'information financière dans ce domaine, réformé les tarifs de l'eau, déployé un dispositif d'assurance agricole et renforcé la protection sociale. Les autorités devront entretenir la dynamique des réformes pour promouvoir la stabilité de la balance des paiements à long terme et mobiliser davantage les financements liés au climat impulsés par le secteur privé. »

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