Ottawa (Ontario) - Le 25 mars, interrogé sur l'état du système d'immigration, le premier ministre a déclaré : « Nous maîtrisons parfaitement la situation. »
Au cours des deux dernières semaines, depuis que le Parlement a levé la séance, les événements suivants se sont produits :
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Le 1er avril, l'Alberta a dû prendre les devants et réglementer les travailleurs étrangers temporaires en raison des échecs persistants du gouvernement fédéral.
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Le 1er avril, le Toronto Star a publié un article sur un réfugié faisant l'objet d'une mesure d'expulsion vers la Hongrie pour avoir commis une agression et un vol, qui a ensuite enfreint les conditions de sa libération conditionnelle et a été accusé de meurtre au premier degré et de traite des personnes.
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Le 1er avril, une femme condamnée pour le meurtre de son beau-fils canadien de 10 ans n'a pas été renvoyée en Jamaïque.
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Le 2 avril, un représentant du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) qui avait menti pour entrer au Canada et utilisé de faux noms a intenté un procès pour que sa mère soit autorisée à venir au Canada en tant qu'immigrante.
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Le 3 avril, les libéraux ont annoncé des modifications au Guide de la citoyenneté, perpétuant ainsi une tradition honteuse de l'ère de Justin Trudeau consistant à dévaloriser l'histoire et la citoyenneté canadiennes et à importer une politique à l'américaine.
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Le 4 avril, le juge québécois Dennis Galiatsatos a déclaré que le Canada ne pouvait pas avoir un système judiciaire à deux vitesses en statuant sur le cas d'un immigrant marié qui avait harcelé une autre femme, de 22 ans sa cadette, pour tenter de la prendre pour épouse selon la charia. Malheureusement, le juge Galiatsatos a prononcé une peine légère et a autorisé le criminel condamné à rester au Canada.
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Au 6 avril, les répercussions du projet de loi libéral sur la migration en chaîne (C-3) continuent de se faire sentir, avec de plus en plus d'Américains demandant la citoyenneté automatique.
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Le 7 avril, un réfugié qui conduisait sans permis, et qui a tué deux personnes et en a gravement blessé une autre en tentant de fuir la police, a bénéficié d'une absolution inconditionnelle après avoir été reconnu coupable de deux infractions punissables par mise en accusation. Bien qu'il ait été condamné à trois ans et trois mois de prison, il n'a pas été expulsé du Canada.
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Le 7 avril, les agents fédéraux de l'immigration ont reçu l'ordre de ne pas examiner la crédibilité des demandes d'asile.
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Le 8 avril, le Globe and Mail a critiqué la politique fédérale persistante consistant à ne pas examiner les demandes d'asile lors d'audiences en personne.
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Le 8 avril, le juge Antoine Piché, de la Cour du Québec, a dénoncé l'existence d'un système judiciaire à deux vitesses à Montréal, affirmant que les procureurs recommandaient souvent des peines plus clémentes pour les délinquants qui, autrement, auraient été expulsés. Les citoyens canadiens continuent quant à eux de se voir infliger des peines plus sévères.
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Le 9 avril, l'expulsion d'un extorqueur du gang des Bishnoi, recherché pour incendie criminel, a été annulée car il a disparu au Canada, et ni la Commission de l'immigration et du statut de réfugié ni l'Agence des services frontaliers du Canada ne savent où il se trouve.
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Le 9 avril, le Investigative Journalism Bureau a documenté la persistance de tactiques de trafic des personnes au Québec.
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Le 10 avril, un juge de Hamilton, en Ontario, a écrit dans une décision concernant un individu ayant dépassé la durée de validité de son permis d'études et séjournant illégalement au pays, qui avait extorqué puis diffusé en ligne des vidéos à caractère sexuel explicite, que : « À mon avis, en 2023 [au moment des faits], non seulement l'accusé n'aurait pas dû être en liberté sous caution, mais il n'aurait pas dû se trouver dans ce pays tout court. Alors que le système judiciaire répondait aux besoins de l'accusé, désormais un criminel condamné sans statut d'immigration légal, qu'en était-il de la plaignante ? »
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Le 10 avril, quatre personnes ayant franchi illégalement la frontière ont été appréhendées alors qu'elles entraient dans le Maine.
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Le 11 avril, un homme reconnu coupable d'avoir enfreint une ordonnance d'interdiction de contact avec son ancienne partenaire a convaincu un juge du Nouveau-Brunswick de lui accorder une libération conditionnelle pour éviter l'expulsion
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Et aujourd'hui, on a appris que deux hommes accusés d'un meurtre commis en 2025 dans le cadre de la « guerre des dépanneuses » à Toronto étaient des demandeurs d'asile.
Est-ce à cela que ressemble un système d'immigration sous contrôle, Monsieur le premier ministre ?
Le Comité de l'immigration était prêt à poursuivre ses travaux et à remplir son mandat qui consiste à enquêter sur ces enjeux et à exiger des réponses au nom des Canadiens. Malheureusement, les libéraux ont profité de leur contrôle sur les comités pour annuler la réunion d'aujourd'hui, étouffant ainsi le débat et empêchant les députés de poser les questions indispensables à ce gouvernement.
La mauvaise gestion des libéraux a brisé notre système d'immigration. Aujourd'hui, ils nous montrent à quoi va ressembler leur majorité. Il n'y a pas d'intention réelle de remettre le système sous contrôle, il y a aucune enquête pour s'assurer que le système fonctionne et il y a aucune prise de responsabilité pour leurs échecs.
C'est une fois de plus une illusion de Mark Carney.