08/10/2026 | News release | Distributed by Public on 08/10/2026 03:37
Infoclimat / Ptitlou46
Après une légère baisse des températures ce lundi 10 août, sauf sur le Sud-Est, la masse d'air se réchauffe à nouveau dès mardi. Les fortes chaleurs vont concerner quasiment tout le pays entre mercredi et vendredi. Lundi et mardi, des orages, avec de forts cumuls locaux, peuvent se produire dans le Sud, notamment sur le relief.
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Ce lundi 10 août, les orages deviennent plus nombreux en cours d'après-midi et soirée sur une assez large moitié sud, surtout sur le relief, mais débordant localement en plaine. Ailleurs, c'est le soleil qui domine.
Les températures sont temporairement en légère baisse, sauf dans le Sud-Est. Les 35 °C, seuil de très forte chaleur, sont dépassés essentiellement près de la Méditerranée et en vallée du Rhône.
Dès mardi, les températures maximales sont en hausse, notamment sur l'ouest. Les 35 °C et plus s'étendent jusque dans les Pays de la Loire, le Sud-Bretagne, le Centre-Val de Loire et la Nouvelle-Aquitaine.
Dans la nuit de mardi à mercredi, les températures minimales dépassent parfois les 20 °C jusqu'au Sud-Bretagne, le Maine, la Touraine, le Berry et la Bourgogne.
Mercredi 12 août, les fortes chaleurs progressent vers le nord en journée, ainsi que dans le Sud-Ouest. Les régions au nord de la Seine et près des frontières du nord sont plus épargnées.
Mercredi, en fin de journée, une éclipse de soleil va être visible sur l'Hexagone. Pour en savoir plus sur les conditions d'observation et les précautions à prendre, consultez notre article dédié.
La chaleur s'accentue encore jeudi et vendredi, où l'on pourrait atteindre 35 à 39 °C sur la plupart des régions, localement 40 °C.
Avec les prévisions actuelles, les températures semblent baisser durant le week-end prochain, avec un retour possible des orages, mais cela reste à confirmer.
Mardi 28 juillet a commencé la 54ᵉ vague de chaleur, la troisième de l'année. À l'échelle de la France, elle ne s'est pas interrompue, du fait de la persistance des fortes chaleurs sur le Sud-Est, et s'amplifie de nouveau.
Mercredi 29 juillet a été pour le moment la journée la plus chaude de cet épisode. Les plus fortes chaleurs ont concerné le Sud-Ouest. Il a fait jusqu'à 42,7 °C à Bélis (Landes). À Bordeaux (Gironde), on a relevé 40,7 °C. C'était la sixième fois cette année que le mercure dépassait les 40 °C à Bordeaux, soit davantage que le nombre constaté en un siècle sur la période 1921-2025.
Début août, les fortes chaleurs ont gagné l'Est du pays. On a ainsi relevé jusqu'à 40,2 °C à Aubreville (Meuse) lundi 3 août. Des températures minimales remarquables ont été enregistrées, comme 25,8 °C à Lons-le-Saunier (Jura) le 3 août.
Depuis mercredi 5 août, les températures très élevées, dépassant parfois localement les 40 °C, ont principalement concerné le Sud-Est et la Corse.
La France a connu du 4 au 19 juillet 2026 sa deuxième vague de chaleur de l'été, remarquable par sa durée (15 jours), après un premier épisode de vague de chaleur très intense du 17 au 30 juin et un épisode caniculaire particulièrement précoce en mai, mais qui n'avait pas atteint les seuils permettant de le qualifier de vague de chaleur.
Seuls les étés 2017 et 2022 ont connu trois vagues de chaleur. En 2017, elles étaient courtes (3 ou 4 jours). En 2022, la France a connu une courte vague en juin (5 jours) et deux longues vagues en juillet et août (14 jours chacune).
Une vague de chaleur correspond à une définition climatologique précise fondée sur les températures observées à l'échelle de l'ensemble du pays. Ainsi, tous les épisodes de chaleur ne sont pas qualifiés de vagues de chaleur. Le terme canicule désigne une situation de forte chaleur associée à une Vigilance canicule du fait des conséquences sanitaires qu'elle peut engendrer à l'échelle de chaque département concerné.
En lien avec la situation anticyclonique, le manque de précipitations significatives, combiné à des températures exceptionnellement élevées, la sécheresse des sols s'est aggravée jour après jour depuis le début du mois de juin.
La sécheresse des sols continue de s'aggraver, malgré les quelques épisodes orageux et la baisse relative des températures sur le nord et l'ouest du pays depuis début août. Au 6 août, la sécheresse des sols est toujours à des niveaux records à l'échelle nationale, et généralisée à l'ensemble du territoire.
Lire aussi : Comment le réchauffement climatique accentue les sécheresses
Sous l'effet du changement climatique, les vagues de chaleur sont aujourd'hui plus fréquentes, plus intenses, et surviennent plus précocement et tardivement que lors des précédentes décennies. Sur les 54 vagues de chaleur en France depuis 1947, deux tiers d'entre elles se sont produites depuis le début du 21e siècle et la moitié après 2010.
L'Hexagone doit se préparer à un réchauffement moyen lié aux activités humaines de +4 °C par rapport à la période préindustrielle d'ici à 2100 et de +2,7 °C vers 2050 selon la Trajectoire de référence pour l'adaptation au changement climatique (TRACC).
Les étés futurs seront généralement plus chauds que ceux connus jusqu'à aujourd'hui. Dans une France à +4 °C d'ici 2100, des températures supérieures à 40 °C pourraient se produire tous les ans, et des pics inédits de chaleur pourraient atteindre jusqu'à 50 °C localement.
Il faudrait s'attendre à 10 fois plus de jours de vague de chaleur à l'horizon 2100.
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