07/23/2026 | News release | Archived content
Depuis 1984, les armées françaises sont engagées contre les feux de forêts, en soutien notamment de la Sécurité civile et des sapeurs-pompiers. Cet engagement vise à protéger les populations et sauvegarder les ressources du territoire national. Dans ce cadre, l'armée de l'Air et de l'Espace est pleinement mobilisée, et ce sur plusieurs volets.
Les bases aériennes de l'armée de l'Air et de l'Espace constituent des points d'appui essentiels pour les aéronefs engagés dans la lutte contre les feux de forêt, qu'ils relèvent de la Sécurité civile ou des services départementaux d'incendie et de secours (SDIS). Lors de l'incendie du massif forestier de Fontainebleau (Seine-et-Marne), par exemple, des Canadair et des Beechcraft de la Sécurité civile ont effectué des escales techniques sur les bases aériennes 107 de Villacoublay et 123 d'Orléans. Sous très court préavis, les militaires ont été en mesure d'assurer l'avitaillement en carburant des appareils, leur permettant de reprendre rapidement leurs missions.
Dans le Sud-Est, la base aérienne 701 de Salon-de-Provence accueille, tout au long de la saison estivale, un hélicoptère bombardier d'eau du SDIS des Bouches-du-Rhône. Positionné au plus près des zones les plus exposées, il peut être engagé dans les plus brefs délais. Enfin, plus à l'ouest, la base aérienne 106 de Bordeaux-Mérignac a réactivé son pélicandrome le 24 juin dernier. Implantée à proximité immédiate des massifs forestiers les plus sensibles, cette installation permet le ravitaillement en eau et en retardant des aéronefs spécialisés, renforçant ainsi la réactivité du dispositif. Depuis sa mise en service cette saison, plus de 240 mouvements y ont déjà été enregistrés, impliquant notamment des Dash, des Air Tractor ainsi que des hélicoptères Écureuil et Puma.
La Brigade des pompiers de l'air participe pleinement à la lutte contre les incendies, en particulier à proximité des emprises de l'armée de l'Air et de l'Espace. Leurs équipes, appuyées par des moyens terrestres spécialisés (véhicules mousse aérodrome [VMA], fourgons pompe tonne légers [FPTL]…) peuvent être réquisitionnés par les préfectures afin de renforcer les dispositifs de lutte contre les feux de forêt. Ces dernières semaines, les escadrons de sécurité incendie et de sauvetage (ESIS) des bases aériennes d'Orléans et de Salon-de-Provence ont ainsi été engagés sur les incendies de Lançon-Provence (Bouches-du-Rhône) et de Saint-Cyr-en-Val (Loiret).
Au-delà de ces interventions, d'autres Aviateurs contribuent à la détection des départs de feu. Depuis les cockpits, lors de vols d'entraînement ou de transit, les équipages peuvent signaler la présence de fumées aux contrôleurs au sol. Ce fut notamment le cas lors du transit du Rafale Solo Display de Saint-Dizier, vers le meeting de Barcarès. Les contrôleurs aériens, depuis les tours de contrôle des bases aériennes, participent eux aussi à cette veille en alertant dès l'apparition d'un départ de feu.
Les emprises de l'armée de l'Air et de l'Espace constituent également des points d'appui pour les spécialistes engagés dans la prévention et la lutte contre les feux de forêt. À titre d'exemple, la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan accueille actuellement des militaires du 4e régiment d'instruction et d'intervention de la Sécurité civile (RIISC). De son côté, la base aérienne 115 d'Orange a mis à disposition le Quartier Geille afin d'héberger un détachement de soixante sapeurs-sauveteurs de la Sécurité civile. Ces capacités d'accueil permettent de rapprocher les forces spécialisées des zones à risque et de renforcer la réactivité du dispositif en cas de déclenchement d'un incendie.