09/07/2026 | News release | Archived content
7 septembre, 2026Le Mexique figure parmi les dix premières économies manufacturières au monde. Le pays attire d'importants investissements étrangers de la part de grandes multinationales, notamment dans les secteurs de l'automobile, de l'aérospatiale et des filières d'approvisionnement connexes. Pourtant, la situation du mouvement syndical mexicain est préoccupante. Les structures syndicales n'ont pas toujours défendu efficacement les droits des travailleurs, notamment le droit à un salaire décent. Cela a contribué à creuser des écarts salariaux importants, en particulier dans des secteurs tels que l'industrie automobile.
Au cours des dix dernières années, des changements importants ont eu lieu. Ceux-ci incluent une réforme en profondeur de la législation du travail mexicaine, l'interdiction de la sous-traitance et l'entrée en vigueur de l'Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC). L'AEUMC comprend un chapitre consacré aux droits du travail, notamment aux droits fondamentaux que sont la liberté syndicale et le droit à la négociation collective. L'accord prévoit également un mécanisme de réaction rapide. Celui-ci permet d'intervenir en cas de certaines violations des droits à la liberté syndicale et à la négociation collective.
Toutefois, des défis subsistent, notamment en ce qui concerne la consolidation de syndicats démocratiques, centrés sur les travailleurs et participatifs, en phase avec les changements induits par la réforme du travail. Ces dernières années, des victoires importantes ont été engrangées : des travailleurs ont formé de nouveaux syndicats et ont remporté des élections syndicales face à des syndicats traditionnels contrôlés par les employeurs. Ces cas restent toutefois limités.
Du 25 au 27 août, IndustriALL a organisé à Mexico un séminaire-atelier international consacré aux droits syndicaux dans le pays et à la révision de l'accord entre le Mexique, les États-Unis et le Canada (AEUMC). Des représentants syndicaux du Mexique, d'Allemagne, du Brésil, des États-Unis, du Japon et de Suède ont rencontré IndustriALL, des dirigeants du mouvement syndical démocratique ainsi que des organisations partenaires, notamment la FES, Partners of the Americas (section espagnole) et Compliance and Upholding Mexican Labour Provisions (CUMPLE). L'objectif était d'examiner les défis auxquels est confronté le mouvement syndical mexicain et d'explorer les possibilités de renforcer les droits des travailleurs.
Les participants ont travaillé en groupes pour analyser les priorités futures et le rôle qu'IndustriALL devrait jouer dans le renforcement du mouvement syndical démocratique au Mexique.
Les conclusions ont permis d'identifier cinq priorités :
Atle Hoie, Secrétaire général d'IndustriALL, a déclaré :
« Le séminaire a favorisé une plus grande unité autour de l'objectif de renforcement du mouvement syndical libre et indépendant au Mexique. Étant donné que de nombreux acteurs œuvrent à sa réalisation, il a été convenu d'envisager une plus grande transparence concernant les différentes stratégies mises en œuvre. Les partenaires mettraient en commun leurs ressources et leur expertise afin de garantir des efforts plus concertés et mieux coordonnés. »