03/10/2026 | News release | Distributed by Public on 03/10/2026 02:49
Chaque année, en France, 400 000 personnes sont concernées par l'usurpation d'identité. Ce délit peut avoir des conséquences très graves sur le quotidien de la victime. Pour lutter contre ce phénomène, de bonnes pratiques et des gestes préventifs existent. Si malgré tout, vous êtes victime d'usurpation d'identité, vous avez plusieurs possibilités de recours.
L'usurpation d'identité, qu'est-ce que c'est ?
L'usurpation d'identité est un délit prévu par l'article 264-4-1 du code pénal. Les données personnelles et les documents d'identité sont volés et utilisés de façon frauduleuse par un malfaiteur. Il existe deux formes d'usurpation d'identité :
Le délit d'usurpation d'identité, qu'il soit « classique » ou « numérique », est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende. Lorsque ce type de délits est commis par le conjoint ou le concubin de la victime ou par le partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité (Pacs), les faits sont punis de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende.
Depuis 2022, le phénomène, en constante augmentation, est devenu un véritable sujet de société. Chaque année en France, 400 000 personnes sont victimes de ce délit qui représente un préjudice grave et durable.
Pour lutter contre l'usurpation d'identité, les forces de sécurité intérieure sensibilisent toujours davantage la population, les administrations et les acteurs privés, sur les gestes préventifs. En outre, la Gendarmerie nationale a intensifié la formation d'enquêteurs "cyber" et fraude documentaire à l'identité. Par ailleurs, un Plateau d'investigations faux et fraudes à l'identité (PIFFI) a été créé au sein de l'Unité nationale de police judiciaire (UNPJ) en 2024. Cette entité mêle capacité en renseignement et en police judiciaire au niveau national et expertise technique et scientifique.
L'aspect cyber de la lutte contre l'usurpation d'identité est primordial pour le ministère de l'Intérieur qui joue un rôle central en la matière.
Ainsi, le Commandement du ministère de l'Intérieur dans le cyberespace (COMCYBER-MI) est compétent en matière de prévention et de lutte contre la cybercriminalité.
En zone Police nationale (hors préfecture de Police de Paris)
En zone Gendarmerie nationale
Adopter de bonnes pratiques pour combattre l'usurpation d'identité
Grâce à quelques gestes simples, vous pouvez éviter qu'un usurpateur utilise vos documents physiques ou vos données personnelles.
En ligne :
Pour sécuriser la notion d'identité, l'État a mis en place l'application France Identité qui permet de générer un justificatif d'identité parfaitement sécurisé, à usage unique, valable de une semaine à trois mois. À ce jour, ce portefeuille d'identité numérique sécurisé n'a fait l'objet d'aucune atteinte connue.
Dans la réalité aussi, un geste simple peut suffire : avant de jeter des documents personnels (relevés bancaires, bulletins de salaire, avis d'imposition…), déchirez-les de manière à les rendre illisibles et non utilisables par un usurpateur.
Je suis victime d'usurpation d'identité : que dois-je faire ?
L'usurpation d'identité peut avoir des conséquences importantes et représenter un préjudice grave pour les victimes. Si vous constatez que votre identité ou vos données personnelles sont utilisées à votre insu, vous avez la possibilité d'exercer plusieurs recours :
Pour bénéficier de recommandations et de conseils, la victime peut également échanger avec un policier ou un gendarme sur la plateforme 17Cyber mise en place en décembre 2024. Accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ce service s'adresse aussi bien aux particuliers qu'aux entreprises, associations, administrations et collectivités.
La Task-Force nationale de lutte contre les arnaques regroupe :