06/19/2026 | News release | Archived content
Déclenchement d'une balise de détresse, rupture de contact radio ou disparition d'un aéronef : lorsqu'une alerte est signalée, le temps devient un facteur déterminant. Le 10 juin 2026, depuis la base aérienne (BA) 126 « Capitaine Preziosi » de Solenzara-Ventiseri, un exercice « SAREX » a permis aux différents acteurs de la mission de recherche et sauvetage aéronautique (SAR) de l'armée de l'Air et de l'Espace (AAE) de s'entraîner à répondre à l'urgence.
Entre mer et montagne, la Corse offre un terrain particulièrement exigeant pour les opérations aériennes. Relief accidenté, vallées encaissées, vastes espaces maritimes : lorsqu'un aéronef est signalé en difficulté, les recherches peuvent rapidement devenir complexes et nécessitent une parfaite coordination entre tous les acteurs engagés.
C'est précisément ce type de situation qu'a reproduit « SAREX » (Search and Rescue Exercise) conduit le 10 juin dernier depuis la BA 126. Dans un scénario simulant la disparition d'un aéronef, l'ensemble de la chaîne de recherche et sauvetage a été mobilisé afin de retrouver l'appareil, localiser ses occupants et organiser leur évacuation. Pour les équipages engagés, l'exercice a permis de reproduire les principales phases d'une mission de sauvetage réelle. Un hélicoptère Puma de l'escadron d'hélicoptères 1/44 « Solenzara » et une équipe médicale militaire ont ainsi participé aux opérations, depuis la phase de recherche jusqu'à la prise en charge des victimes.
Mais l'enjeu d'un « SAREX » dépasse largement le seul entraînement des moyens déployés sur le terrain. Ces exercices, organisés régulièrement en France et avec nos partenaires transfrontaliers, participent au maintien des compétences opérationnelles de l'ensemble des acteurs engagés dans la mission de recherche et sauvetage aéronautique (SAR), l'une des missions permanentes de l'armée de l'Air et de l'Espace au profit de la population et des usagers de l'espace aérien. Qu'il s'agisse d'une balise de détresse activée, d'une rupture de contact radio ou de la disparition d'un aéronef, chaque alerte déclenche une série d'actions destinées à localiser l'appareil et à porter assistance à ses occupants dans les meilleurs délais. Pour conduire ces opérations, le Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) s'appuie notamment sur l'Aeronautical Rescue Coordination Centre (ARCC), implanté sur la base aérienne 942 de Lyon-Mont Verdun. Véritable centre névralgique de la mission SAR en France, l'ARCC analyse les alertes, recoupe les informations provenant des différents organismes civils et militaires et oriente l'action des intervenants tout au long des opérations de recherche et sauvetage. Son expertise et sa capacité à fédérer de nombreux intervenants en font un acteur incontournable de la chaîne SAR.
De l'analyse de l'alerte à l'engagement des moyens, en passant par la conduite des recherches et la prise en charge des victimes, l'efficacité de la mission repose sur la parfaite articulation de nombreux acteurs. Dans ce domaine, où le facteur temps est souvent déterminant, la fluidité des échanges, la maîtrise des procédures et l'entretien régulier des savoir-faire constituent des conditions essentielles de réussite. En permettant à l'ensemble de la chaîne SAR d'entretenir ses compétences dans des conditions proches de la réalité, les exercices « SAREX » contribuent directement au maintien d'une capacité opérationnelle essentielle de l'AAE. Un entraînement indispensable pour garantir une réponse rapide, coordonnée et efficace lorsqu'un aéronef est signalé en difficulté.
Activité SAR en 2026 (au 15 juin)
Depuis le début de l'année, la chaîne de recherche et sauvetage aéronautique a traité 2 407 événements. Ces alertes ont conduit au déclenchement de 16 opérations SAR, permettant 15 interventions de sauvetage de vies humaines (SVH).