05/15/2026 | Press release | Archived content
Bonjour ou bonsoir,
Aujourd'hui, je me suis entretenu avec le Ministre de la santé de la République démocratique du Congo au sujet de la nouvelle flambée épidémique de maladie d'Ebola dans la province de l'Ituri, dans le nord-est du pays.
À l'heure actuelle, l'OMS a connaissance de 13 cas confirmés par l'Institut national de recherche biomédicale (INRB) de Kinshasa.
Le 5 mai, l'OMS a été informée de cas suspects et a envoyé une équipe dans l'Ituri pour appuyer les responsables de la santé de la RDC dans leur enquête sur la flambée et prélever des échantillons sur le terrain. Ces échantillons se sont dans un premier temps révélés négatifs pour Ebola.
Des échantillons ont ensuite été envoyés à l'INRB, qui a confirmé hier que certains étaient positifs pour Ebola.
Il s'agit de la 17e flambée d'Ebola enregistrée en RDC depuis que le virus a été identifié pour la première fois, en 1976. La RDC peut se prévaloir de bons résultats en matière de riposte et de mesures de lutte contre la maladie d'Ebola, et j'ai en outre indiqué au Ministre que son pays bénéficierait de notre plein soutien.
Le représentant de l'Organisation mondiale de la Santé en RDC, ainsi que des spécialistes de l'OMS, sont présents dans la province de l'Ituri et travaillent aux côtés des autorités sanitaires du pays pour faire face à la flambée et l'endiguer.
D'autres spécialistes de l'OMS dans les domaines de la communication sur les risques et de la mobilisation communautaire, de la lutte anti-infectieuse, des soins cliniques et de la logistique rejoindront dans les prochains jours l'équipe de l'Organisation déjà présente sur le terrain.
Nous avons déployé des fournitures médicales et des équipements de protection pour la lutte anti-infectieuse à Bunia, la capitale de la province de l'Ituri.
Aujourd'hui, j'ai débloqué 500 000 dollars des États-Unis du Fonds de réserve de l'OMS pour les situations d'urgence afin d'appuyer immédiatement la riposte.
Parmi les mesures à prendre en priorité figurent la communication sur les risques et la mobilisation communautaire, le renforcement de la surveillance de la maladie, la recherche active des cas et des contacts, la lutte anti-infectieuse dans les établissements de santé, l'élargissement de l'accès à des soins cliniques sûrs et l'augmentation des capacités d'analyse en laboratoire.
L'OMS continuera d'apporter son soutien à la République démocratique du Congo pour maîtriser cette flambée d'Ebola. Elle déploiera des ressources, mobilisera des partenaires dans toute la région et collaborera avec eux pour contenir la propagation et prendre en charge les personnes touchées.
Cette flambée constitue un rappel de la menace persistante que les épidémies font peser sur la santé humaine, ainsi que de l'importance de la coopération et de la solidarité pour renforcer en permanence la sécurité sanitaire mondiale.
La riposte à la flambée d'hantavirus est un exemple récent qui illustre on ne peut mieux ce qui est possible lorsque le monde se mobilise pour faire face à la menace posée par une maladie.
Hier, j'ai de nouveau écrit à la population de Tenerife pour la remercier de la solidarité dont elle a fait preuve envers les passagers et l'équipage du MV Hondius touchés par la flambée d'hantavirus.
L'OMS a collaboré avec une trentaine de gouvernements, avec le capitaine du navire, l'équipage et les passagers, avec l'exploitant du navire et, surtout, avec les habitants de Tenerife pour gérer cette crise.
Ce témoignage de soutien de la part de Tenerife ne sera pas oublié.
Aujourd'hui, j'espère que l'esprit des habitants de Tenerife et des Espagnols en général est une source d'inspiration pour le reste du monde.
En ces temps d'extrêmes division, tension et incertitude, nous devons relever ensemble les défis communs auxquels la communauté mondiale est confrontée, dans un esprit de coopération.
Car, comme nous l'affirmons sans relâche à l'OMS, la solidarité est la meilleure immunité.
Je suis heureux de pouvoir indiquer que l'opération de transfert des passagers du navire depuis Tenerife a été menée à bien. Plus de 120 personnes sont désormais prises en charge dans leur pays d'origine ou en quarantaine dans un pays hôte en attendant de pouvoir rejoindre leur destination finale.
Le capitaine Jan Dobrogowski et son équipage de 26 membres sont toujours à bord du MV Hondius, qui devrait accoster lundi aux Pays-Bas.
Je reste en contact régulier avec le capitaine Jan et je les salue à nouveau, lui et les membres de son équipage, pour leur dévouement envers les passagers et les uns envers les autres. Il m'a informé qu'en date d'aujourd'hui, encore personne à bord ne présente de symptômes.
L'OMS réitère que le risque posé par cet événement pour la population mondiale est faible, et nous continuerons à publier des mises à jour selon les besoins.
À ce jour, 10 cas au total, dont trois décès, ont été signalés à l'OMS. Parmi ces cas, l'infection par le virus Andes a été confirmée en laboratoire chez huit personnes, les deux autres étant des cas probables. Aucun décès n'a été signalé depuis le 2 mai.
En raison de la longue période d'incubation, qui peut atteindre 6 semaines, il est possible que d'autres cas soient signalés dans les jours à venir, à mesure que les passagers rentrent dans leur pays, où ils sont mis en quarantaine et soumis à des tests dans des établissements spécialisés ou à domicile.
Cela ne signifie pas que la flambée épidémique s'étend ; cela montre que les mesures de lutte fonctionnent, que les tests en laboratoire sont en cours, et que les personnes sont prises en charge avec le soutien de leur gouvernement.
Il est incroyable de penser que moins de deux semaines se sont écoulées depuis que, le 2 mai, l'OMS a été informée pour la première fois par le Royaume-Uni, par des voies mises en place en vertu du Règlement sanitaire international, de la présence d'une maladie respiratoire inconnue à bord du navire.
L'OMS a immédiatement rassemblé les pays touchés, communiqué les informations à l'ensemble des États Membres, travaillé avec les gouvernements de Cabo Verde, d'Espagne, des Pays-Bas et d'autres pays pour coordonner l'évacuation médicale des malades et le rapatriement des passagers et des membres de l'équipage.
L'Organisation a rapidement élaboré et diffusé des orientations techniques en vue du débarquement des personnes à bord et de leur rapatriement dans leur pays, de leur mise en quarantaine et de leur suivi.
L'OMS continue de coordonner la riposte mondiale et notre travail n'est pas terminé.
Nos priorités actuelles sont de continuer à suivre activement l'état des cas confirmés et des cas suspects ; de continuer à améliorer nos connaissances de l'épidémiologie du virus Andes, y compris de la manière dont cette flambée a commencé et dont elle s'est propagée ; et de favoriser la collaboration scientifique pour une prise en charge clinique optimale des personnes infectées par ce virus.
De plus, nous collaborons avec plus de 20 pays pour coordonner des études visant à mieux cerner l'évolution naturelle de la maladie.
Aujourd'hui, une consultation scientifique ouverte sur les mesures médicales de lutte contre le virus Andes a été organisée par l'Agence britannique de sécurité sanitaire, étayée par le schéma directeur en matière de recherche-développement de l'OMS, afin de recenser les lacunes, d'améliorer la coordination et d'établir les priorités pour la recherche-développement de traitements et de vaccins potentiels contre les hantavirus.
L'importance des vaccins pour la protection de la santé ne saurait être sous-estimée.
De nouvelles données sur le vaccin antipaludique RTS,S, issues du Programme de mise en œuvre du vaccin antipaludique de l'OMS, confirment qu'un décès d'enfant sur huit a été évité parmi les personnes répondant aux critères pour bénéficier du vaccin au Ghana, au Kenya et au Malawi entre 2019 et 2023.
Les vaccins antipaludiques recommandés par l'OMS sont aujourd'hui disponibles dans 25 pays d'Afrique, et un impact plus large est attendu.
Toutefois, les contraintes budgétaires continuent de limiter la capacité de nombreux pays à intensifier la vaccination pour atteindre les cibles nationales.
Un accès équitable et un financement accru et soutenu des programmes de vaccination sont nécessaires pour protéger les enfants et sauver des vies.
Ces sujets, et d'autres, seront probablement abordés au cours de la Soixante-Dix-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé, qui débute lundi ici à Genève, et en marge de celle-ci.
Je me réjouis d'accueillir les États Membres de l'OMS, ainsi que la communauté de la santé mondiale, à cet événement crucial.
Nous nous rassemblerons pour faire le point sur la situation de la santé mondiale et trouver des moyens d'atteindre notre objectif consistant à parvenir au meilleur état de santé possible non pas pour certaines personnes, ni même pour la majorité des personnes, mais bien pour toutes les personnes de la planète.
En un mot, pour parvenir à la santé pour toutes et tous.
Je vous remercie, Tarik, c'est à vous.