02/24/2026 | Press release | Distributed by Public on 02/24/2026 03:39
L'un des objectifs de l'OMD est de contribuer à la création d'une capacité de formation durable et autonome au sein des administrations des douanes. Depuis 2022, grâce au financement de l'Union européenne, l'OMD travaille avec les administrations douanières d'Afrique pour permettre aux fonctionnaires des douanes et aux parties prenantes concernées de se doter des connaissances et des compétences nécessaires pour appliquer efficacement les dispositions relatives aux règles d'origine stipulées par les accords commerciaux préférentiels. L'une des activités fondamentales du Programme UE-OMD pour les règles d'origine en Afrique vise ainsi à constituer un vivier d'experts capables de former leurs pairs et les principales parties prenantes, à l'appui des activités de formation de l'OMD.
10 douaniers de langue portugaise et arabe ont achevé le cycle de développement des compétences sur les règles d'origine en février 2026, portant à 19 le nombre de formateurs spécialisés dans les règles d'origine ayant été accrédités au titre du Programme. C'est la première fois que des experts lusophones reçoivent une accréditation et, pour certaines administrations des douanes, la première fois aussi qu'elles comptent parmi leurs effectifs un fonctionnaire accrédité toutes disciplines confondues.
Les 10 douaniers qui ont achevé le cycle de formation viennent des administrations des douanes d'Angola, de Cap-Vert, de Guinée-Bissau, de Mauritanie, du Maroc, du Mozambique, de Sao-Tomé-Et-Principe et de Tunisie.
Le parcours d'accréditation
Conçu dans le cadre du Programme UE-OMD pour les règles d'origine en Afrique, le cycle de développement des compétences en matière de règles d'origine combine l'apprentissage en ligne et l'enseignement en présentiel afin d'offrir une expérience de formation flexible, stimulante et efficace. Pour obtenir leur accréditation, les douaniers doivent suivre des cours de niveau intermédiaire et avancé, participer à un atelier de formation des formateurs ainsi qu'à un atelier de pré-accréditation, et, enfin, prendre part à un atelier de l'OMD en tant que formateurs. Le cycle de développement des compétences a débuté en 2024 pour les groupes arabophones et lusophones et s'est achevé lors de la dernière étape du processus d'accréditation fin 2025.
Les experts nouvellement accrédités ont pris part au Comité technique des règles d'origine (CTRO) et au Forum mondial sur l'autocertification de l'origine, qui se sont tenus à Bruxelles en février 2026, dans le but de garantir le développement continu de leurs compétences dans le domaine et de leur permettre d'interagir avec un réseau plus large d'experts sur les questions d'origine.
Ils seront invités à animer les prochaines sessions de formation organisées par le Programme au niveau continental, régional et national. Certains experts étaient déjà des formateurs expérimentés lorsqu'ils ont entamé le parcours d'accréditation dans le cadre du Programme, tandis que d'autres n'avaient pas encore eu la possibilité de diriger une formation. Ils partagent désormais tous un point commun : ils seront un atout majeur pour leurs administrations respectives dans la mesure où ils pourront apporter leur soutien aux activités nationales de formation, tant à l'intention de leurs pairs que pour d'autres parties prenantes publiques et privées.
Programme UE-OMD pour les règles d'origine en Afrique : à l'appui des administrations douanières
À ce jour, 213 activités ont déjà été menées au titre du Programme UE-OMD pour les règles d'origine en Afrique, chacune ayant été conçue sur-mesure de manière à répondre aux besoins spécifiques des bénéficiaires du Programme. Les activités incluent la conduite d'une formation, d'un diagnostic et d'une évaluation des besoins, l'organisation des forums et de consultations et l'élaboration de directives, de manuels et de procédures opérationnelles normalisées.
En 2026, le Programme continuera à répondre aux demandes émanant des administrations douanières, des communautés économiques régionales et du secteur privé en Afrique afin d'approfondir les compétences en matière d'origine. Les activités d'assistance technique se poursuivront également pour ce qui a trait à la mise en œuvre et à l'application effectives des règles d'origine, notamment des dispositions sur l'autocertification prévues par les accords de libre-échange intra-africains ainsi que par les accords de partenariat économique entre les pays africains et l'Union européenne.