03/13/2026 | Press release | Archived content
Avant cela, je voudrais vous témoigner de ma tristesse, après l'annonce du décès de l'adjudant-chef Frion, qui a été abattu cette nuit à Erbil, dans le Kurdistan irakien, dans une attaque de drone. Avoir une pensée pour sa famille et ses proches. Pour ses frères d'armes. Une pensée pour ses cinq collègues qui sont blessés, et qui sont pris en charge à l'heure où nous parlons.
Je voudrais également avoir une pensée très attristée après le décès, il y a quelques jours, tout près d'ici, dans la région des Grands Lacs, à Goma, de Karine Buisset, travailleuse humanitaire à l'UNICEF, qui elle aussi a été victime d'une attaque de drone. Je veux le redire : quelle que soit l'intensité des conflits, les travailleurs humanitaires doivent toujours être préservés. C'est un principe du droit international humanitaire qui doit être respecté en toutes circonstances, et par toutes et tous.
Vous l'avez rappelé, c'est la première fois depuis huit ans qu'un ministre des affaires étrangères est présent à Bangui. Ma visite marque la restauration complète des relations, des liens entre nos deux pays et nos deux peuples, après une phase de refroidissement, après une période de tension, brève à l'échelle de notre histoire commune, qui est ancrée dans des liens très forts entre nos deux peuples, une langue que nous avons en commun, des ressortissants binationaux nombreux et des diasporas très dynamiques.
Une relation qui est aussi ancrée dans des coopérations très nombreuses et très fructueuses. En rappelant qu'il y a deux ans, le Président Macron et le président Touadéra ont agréé une feuille de route qui a ouvert la voie au renforcement de ces relations pour les décennies à venir. Et ma visite de deux jours, ici à Bangui, m'a permis de constater à quel point cette feuille de route qui est mise en œuvre depuis deux ans produit déjà des effets considérables au bénéfice des Centrafricaines et des Centrafricains. Ils témoignent du fait que la France se tient aux côtés de la République centrafricaine, au moment où elle reprend son destin en main, où le processus de paix et de stabilisation du pays se poursuit, et au moment où se développent tous les secteurs de l'économie.
Lorsque les étudiant ou des engagés du deuxième arrondissement de Bangui décident de lancer des projets de traitement des déchets, d'assainissement, de valorisation des déchets, la France se tient à leurs côtés. Lorsqu'il y a deux ans, juste après la mise en œuvre de la feuille de route, des entrepreneurs centrafricains ont décidé de créer, avec la fondation Bangui Hub, un incubateur pour permettre à des centaines et bientôt des milliers d'entrepreneurs centrafricains, ici à Bangui et ailleurs dans toutes les provinces, d'être accompagnés et d'être soutenus, la France s'est tenue à leurs côtés.
Lorsque les femmes, victimes des violences liées au conflit, du mouvement des femmes survivantes de MOSUKA, décident de créer un lieu, ici à Bangui, pour accueillir les victimes de violences et les accompagner dans leur chemin de réhabilitation, la France se tient à leurs côtés. Et j'étais très heureux et très ému de retrouver, ici à Bangui, ce mouvement de femmes qui a été lauréat du Prix Simone Veil il y a deux ans, et qui vient d'ouvrir les portes de la Maison MOSUKA-Simone Veil.
Lorsqu'ici en Centrafrique, on décide résolument d'éradiquer la polio, avec l'Institut Pasteur, qui est un laboratoire de référence dans ce domaine, la France se tient là encore aux côtés de tous les acteurs. Et j'ai annoncé tout à l'heure un investissement de 7 millions d'euros pour renforcer l'Institut Pasteur à Bangui et ses capacités à lutter contre ce fléau.
Et donc dans tous les domaines, l'énergie, les infrastructures, ou encore le capital humain, l'éducation, la France continuera d'agir aux côtés de la Centrafrique, dans cet esprit de dialogue et d'écoute initié par la feuille de route des deux présidents, avec un objectif clair, qui est celui auquel la France se tient dans sa relation avec ses amis et ses partenaires sur le continent : être pour eux un partenaire fiable, un partenaire de confiance, respectueux de la souveraineté de ses partenaires, respectueux de la souveraineté de la Centrafrique, qui agit dans un esprit gagnant-gagnant pour le développement de la prospérité des Centrafricaines et des Centrafricains.
Merci beaucoup.