04/08/2026 | News release | Distributed by Public on 04/08/2026 02:47
Accueil Actualité de la Fédération des élus des Entreprises publiques locales Action politique Déports des élus : la proposition de loi de coordination réduisant les déports adoptée en première lecture par le Sénat
Le contexte législatif d'adoption de la loi du 22 décembre 2025 sur le statut de l'élu local n'avait pas permis de réduire aussi les déports pour les élus des Epl. Une proposition de loi transpartisane a été votée à l'unanimité le 7 avril par le Sénat. Cette coordination juridique réduit les déports des élus présidents et administrateurs d'Epl non rémunérés lorsqu'ils siègent dans leur collectivité.
La loi du 22 décembre 2025 créant un statut de l'élu local avait pour ambition de sécuriser les élus qui représentent leur collectivité dans des satellites, dont les Epl. A cette fin, elle a apporté plusieurs avancées pour les élus de l'économie mixte locale :
Il convient cependant d'adopter une posture prudente en l'absence de premières jurisprudences pénales.
Toutefois, les parlementaires avaient aussi souhaité réduire la liste des délibération faisant l'objet d'un déport pour ces élus dès lors qu'ils ne perçoivent pas de rémunération (nomination, garantie d'emprunt, aides, budget, etc…). Mais seul l'article L. 1111-6 du CGCT qui concerne les satellites de manière générale a été modifié. L'article L. 1524-5 du même code, qui concerne les Epl, avait été oublié. La FedEpl avait proposé une coordination dès l'été 2025 et des amendements avaient été déposés. La suppression d'une partie du texte en seconde lecture puis l'adoption conforme finale sans modification possible n'ont pas permis d'adopter ces amendements de coordination. Avant même l'adoption de la loi sur le statut de l'élu, Philippe Laurent a rencontré la ministre de l'Aménagement des territoires et de la Décentralisation Françoise Gatel pour dégager une solution de coordination.
C'est chose faite avec l'examen en cours d'une proposition de loi qui permettrait de réduire les déports.
L'ensemble des groupes politiques du Sénat ont voté à l'unanimité en première lecture ce 7 avril la proposition de loi, originellement déposée par Hervé Marseille, vice-président de la FedEpl, sénateur des Hauts-de-Seine et président de l'UDI et du groupe Union Centrise du Sénat. Le texte a recueilli de larges cosignatures, dont celles des membres du Bureau de la FedEpl, Sylvie Robert et Antoine Lefèvre.
Concrètement, le texte accorde le régime du douzième alinéa de l'article L. 1524-5 du CGCT avec le II de l'article L. 1111-6. Ainsi :
Pour les élus dans les filiales de Sem, voir note juridique en pièce jointe de l'article.
Schématiquement :
Le tableau des déports selon les cas
La commission des Lois du Sénat a estimé que l'allègement concernait 80 % des cas de déports.
Les groupes politiques, le ministre sur le banc ainsi que la rapporteure, Anne-Sophie Patru, ont souhaité corrigé l'omission de la loi créant un statut de l'élu et ont à cet effet souligné l'importance de l'action des Epl dans les territoires ainsi que la nécessité de sécuriser les élus locaux présidents et administrateurs, en leur permettant de s'exprimer pleinement dans les organes délibérants.
La FedEpl a mené, et continue de mener, un travail de sensibilisation des instances nationales concernant ces problématiques d'insécurité juridique, qui nuisent au pilotage des Epl par les élus locaux.
Le texte doit à présent poursuivre son parcours à l'Assemblée nationale et être inscrite à l'ordre du jour. Si les députés n'apportent aucune modification au texte, celui-ci sera considéré comme immédiatement adopté, sans seconde lecture. Ceci permettrait en particulier aux nouveaux élus municipaux d'intégrer sereinement leur fonction de président ou d'administrateur d'Epl.
La FedEpl est d'ores et déjà mobilisée dans la poursuite de l'examen du texte par la chambre basse.
Retrouvez en pièce jointe :
La FedEpl se tient à votre disposition pour tout éclairage à propos de la loi statut de l'élu ou des règles applicables aux élus des Epl. Elle propose également une offre de formation dédiée en présentiel ou en visio, en particulier dans le cadre du renouvellement des mandats municipaux.