06/12/2026 | Press release | Distributed by Public on 06/12/2026 13:01
Le journaliste Mian Zahid Owaisi, qui avait publié des articles sur le trafic de drogue local pour le journal Daily Khabrain, dans le district de Bahawalpur, au sud du Pendjab, a été victime d'une agression violente le 7 juin. Selon sa déposition à la police, il a été ciblé en raison de son travail. Reporters sans frontières (RSF) demande qu'une enquête diligente soit menée sur cette attaque ciblée effroyable et que les auteurs soient traduits en justice au plus vite.
Encerclé et frappé à coups de bâton. Le 7 juin 2026, une dizaine d'individus armés ont attaqué le journaliste du média en ourdou Daily Khabrain, Mian Zahid Owaisi, en plein jour dans un restaurant dans la ville de Bahawalpur, dans l'est du pays, une scène qui a été filmée par une caméra de vidéosurveillance. Le reporter, qui a subi de multiples blessures, est toujours hospitalisé, et son état est jugé critique.
La police a enregistré une plainte contre les suspects et a déjà arrêté trois d'entre eux. Dans sa déposition à la police depuis l'hôpital, le journaliste a déclaré que l'agression était liée à ses récents articles sur le trafic de drogue local, et a mis en cause des hommes politiques influents de la région, qu'il accuse de couvrir les auteurs présumés.
"Cette attaque d'une violence inouïe met en lumière les conditions extrêmement dangereuses dans lesquelles travaillent les reporters locaux, notamment ceux qui font un travail d'intérêt public sur le trafic de drogue. RSF demande qu'une enquête diligentée soit menée sur cette agression du journaliste Mian Zahid Owaisi, hospitalisé dans un état critique. Les auteurs doivent être traduits en justice au plus vite, et des mesures doivent être prises pour assurer la sécurité du journaliste et de sa famille. La ministre en chef du Pendjab, Maryam Nawaz Sharif, doit également s'atteler de toute urgence à la mise en place d'un cadre juridique visant à protéger les journalistes dans sa province, à l'instar de ce qui a été fait au niveau de la province du Sindh et au niveau fédéral.
Le Pakistan, 153e sur 180 pays et territoires dans le Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2026. Il reste l'un des pays les plus dangereux au monde pour les journalistes : plus d'une centaine de professionnels des médias ont été tués ces 25 dernières années. Descrimes qui restent largement impunis.