01/21/2026 | News release | Distributed by Public on 01/21/2026 10:06
À l'approche des élections municipales, la question de la ressource en eau s'impose comme un enjeu structurant pour l'ensemble des collectivités, et tout particulièrement pour les petites villes, souvent en première ligne face à la raréfaction de l'eau et au vieillissement des infrastructures. Partenaire de l'APVF, la SADE a présenté, avec l'institut Odoxa, une enquête nationale inédite qui mesure l'ampleur des inquiétudes des maires et des citoyens face au risque de stress hydrique. Les résultats confirment la nécessité d'anticiper dès aujourd'hui les solutions techniques, financières et organisationnelles adaptées aux réalités des territoires.
Selon l'enquête Odoxa réalisée pour la SADE, 36 % des maires estiment que leur commune pourrait être confrontée à une situation de stress hydrique au cours du prochain mandat municipal. Cette donnée nationale recouvre l'ensemble des strates communales et traduit une prise de conscience partagée, qui concerne pleinement les petites villes, où la sécurisation de l'accès à l'eau potable et la continuité du service public constituent des priorités essentielles pour l'attractivité résidentielle et économique.
L'inquiétude atteint 45 % dans les villes moyennes et grandes et 48 % dans le quart Sud-Est, territoires particulièrement exposés aux tensions sur la ressource. Mais les petites villes, souvent gestionnaires de réseaux étendus et parfois vieillissants, sont tout autant concernées par la nécessité d'investir dans la modernisation des infrastructures, la réduction des pertes en réseau et le développement de solutions de réemploi.
La population exprime une sensibilité comparable : 39 % des Français estiment qu'une situation de stress hydrique pourrait toucher leur commune dans les six prochaines années. L'inquiétude est particulièrement marquée chez les moins de 50 ans (49 %), signalant une attente croissante d'actions locales concrètes en faveur de la préservation de la ressource.
Pour les petites villes, cette convergence entre élus et habitants souligne l'importance de construire des stratégies territoriales lisibles, associant sobriété, sécurisation des captages, interconnexions et modernisation des équipements.
Interrogés sur leurs priorités, 37 % des maires déclarent se concentrer d'abord sur les inondations et la protection des biens et des personnes, tandis que 34 % privilégient la raréfaction de la ressource en eau et les solutions de réemploi. 29 % affirment accorder une vigilance équivalente aux deux enjeux.
Cette répartition illustre une réalité bien connue des petites villes : la nécessité de concilier prévention des risques climatiques et sécurisation des services essentiels, dans un contexte budgétaire contraint et face à des infrastructures parfois anciennes.
L'enquête met également en lumière les positions des maires sur la tarification de l'eau. 66 % se déclarent favorables à un prix identique sur l'ensemble du territoire communal, et 61 % à une tarification modulée selon l'usage. En revanche, une majorité reste réservée face à un prix variant selon le niveau de stress hydrique (55 %) ou selon le budget des familles (62 %).
Pour les petites villes, ces résultats rappellent l'importance d'un modèle économique soutenable, garantissant à la fois l'équilibre financier des services d'eau et l'acceptabilité sociale des politiques tarifaires.