African Union

07/28/2026 | Press release | Distributed by Public on 07/28/2026 03:03

Foreign Minister of Burundi at 49th Ordinary Session of the Executive Council

PROJET DE DISCOURS DE SON EXCELLENCE AMBASSADEUR EDOUARD BIZIMANA, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT ET DE L'INTÉGRATION RÉGIONALE DE LA RÉPUBLIQUE DU BURUNDI ET PRÉSIDENT DU CONSEIL EXÉCUTIF DE L'UNION AFRICAINE À L'OUVERTURE DE LA 49ÈME SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL EXÉCUTIF

  • Excellence Monsieur Gedion Timotheos, Ministre des Affaires Etrangères de la République Fédérale Démocratique d'Ethiopie ;

  • Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres et Membres de ce Conseil Exécutif ;

  • Excellence Monsieur Mahmoud Ali-Youssouf, Président de la Commission de l'Union africaine ;

  • Monsieur le Secrétaire Générale de la Commission Economique des Nations Unies pour l'Afrique ;

  • Excellence Madame Selma Haddadi, Vice-Présidente de la Commission,

  • Excellence Mesdames et Messieurs Dirigents des organes de l'Union,

  • Excellences Mesdames et Messieurs les Commissaires,

  • Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants Permanents,

  • Distingués délégués,

  • Mesdames et Messieurs,

  • C'est avec une profonde émotion, mais aussi avec un grand sentiment de responsabilité, que je prends aujourd'hui la parole pour présider les travaux de la 49ème Session ordinaire du Conseil exécutif de l'Union africaine. Permettez-moi, avant toute chose, de vous souhaiter à toutes et à tous la plus chaleureuse bienvenue au siège de notre Organisation, ici à Addis-Abeba en Ethiopie, Terre des Origines, Terre du Vaillant Menelik II, berceau de notre unité continentale.

  • Permettez-moi également d'exprimer, au nom du Conseil Exécutif et de l'ensemble des États membres de l'Union Africaine, notre profonde gratitude au Gouvernement et au Peuple de la République Fédérale Démocratique d'Éthiopie pour l'accueil chaleureux, l'hospitalité fraternelle et les facilités généreusement mises à notre disposition. Addis-Abeba, capitale politique de l'Afrique et siège de notre Organisation, demeure un symbole vivant du panafricanisme et de notre unité.

  • Je voudrais également exprimer ma sincère gratitude au Comité des Représentants Permanents, pour une bonne conduite des travaux préparatoires de cette 49ème Session ordinaire du Conseil Exécutif et de la 8ème Réunion de coordination mi-annuelle, qui se tiendra au mois d'octobre à El Alamein en Egypte. Je remercie chacun des Ambassadeurs pour leur disponibilité, leur patience et l'esprit de responsabilité qui ont permis de dégager des recommandations équilibrées que nous examinerons au cours de cette session.

  • Je saisis cette opportunité pour féliciter Son Excellence Monsieur le Président de la Commission de l'Union africaine, Madame la Vice-Présidente, Mesdames et Messieurs les Commissaires, les Dirigeants des différents Organes de l'Union africaine, le Directeur général, le Bureau du Secrétaire à la Commission, le Bureau du Conseiller juridique, ainsi que l'ensemble des fonctionnaires, experts, traducteurs, interprètes, techniciens, agents administratifs et personnels de soutien qui se consacrent, avec professionnalisme et souvent avec discrétion, au bon fonctionnement de notre Organisation.

  • Leur travail quotidien constitue la colonne vertébrale de notre Union. Grâce à leur engagement, nos décisions prennent forme, nos réunions se tiennent dans les meilleures conditions et notre Organisation continue de servir, jour après jour, les intérêts des peuples africains. Je voudrais leur demander de recevoir les applaudissements et la reconnaissance de l'ensemble des États membres.

  • Au moment où nous sommes ici à Addis Abeba ; sur cette Terre pleine d'histoires, de résistance, de dignité et de fierté, notre continent traverse une période particulièrement déterminante de son histoire. Les défis auxquels nous sommes confrontés demeurent nombreux : les conflits qui persistent dans certaines régions, les effets grandissants du changement climatique, les pressions exercées sur nos économies, les défis liés à l'emploi et aux aspirations légitimes de notre jeunesse, ainsi que l'impératif d'accélérer notre industrialisation et de renforcer notre autonomie stratégique. Pourtant, au milieu de ces défis, les raisons d'espérer sont tout aussi nombreuses.

  • L'Afrique s'affirme aujourd'hui comme un acteur incontournable des affaires du monde. Notre adhésion au G20 marque une étape historique et consacre la reconnaissance du rôle essentiel que joue désormais notre continent dans la gouvernance économique mondiale. Mais cette avancée ne saurait occulter une revendication tout aussi légitime : celle d'une représentation juste et permanente de l'Afrique au Conseil de sécurité des Nations Unies. Il est temps que l'architecture de la gouvernance mondiale reflète les réalités du XXIᵉ siècle et rende enfin justice à un continent qui représente près d'un cinquième de l'humanité.

  • L'Afrique ne demande pas une place, elle réclame la place qui lui revient dans le concert. Une Gouvernance mondiale sans l'Afrique est une Gouvernance incomplète et donc inefficace. L'Afrique doit désormais être partenaire de Solutions. Le Continent doit s'affranchir du statut de Consommateur de règle pour assumer avec fierté et détermination celui de producteur de Normes. Telle est une autre Victoire d'Aduwa que nous devons remporter.

  • Dans cet esprit, nous devons continuer à défendre, d'une seule voix, le Consensus d'Ezulwini et la Déclaration de Syrte, qui demeurent le fondement de la Position africaine commune sur la réforme du Conseil de sécurité. Les progrès accomplis sur la scène internationale renforcent notre responsabilité collective : celle de parler d'une voix unie, de défendre avec constance nos intérêts communs et de faire vivre, par des actions concrètes, l'idéal de solidarité qui est au cœur du projet panafricain.

  • L'ordre du jour qui nous réunit aujourd'hui reflète parfaitement ces ambitions. Mais au-delà des textes, des rapports et des décisions, ce qui compte véritablement, c'est notre capacité collective à transformer nos engagements en résultats concrets pour les citoyens africains.

  • Permettez-moi d'évoquer un sujet auquel le Burundi attache une importance particulière : le financement durable de notre Union. Depuis plusieurs années, nous affirmons que l'Union africaine doit pouvoir compter davantage sur ses propres ressources pour mettre en œuvre ses priorités et préserver son indépendance dans la prise de décision. À cet égard, je suis heureux de partager avec vous que la République du Burundi a désormais intégré dans sa loi budgétaire nationale le prélèvement de 0,2 % sur les importations éligibles, conformément aux décisions de notre Union relatives au financement de l'Union africaine.

  • Ce choix traduit la conviction profonde de mon pays qu'une Union forte doit être financée avant tout par les Africains eux-mêmes. Nous espérons sincèrement que cette démarche pourra inspirer d'autres États membres qui ne l'ont pas encore fait. Le prélèvement de 0,2 % n'est pas simplement un mécanisme financier ; il est l'expression concrète de notre engagement collectif envers l'intégration africaine. Chaque État qui le met en œuvre contribue à renforcer la crédibilité, la prévisibilité et l'autonomie de notre Organisation. Investir dans l'Union africaine, c'est investir dans notre propre avenir.

  • Par ailleurs, si notre Organisation est parvenue, depuis plus de vingt ans, à relever de nombreux défis, c'est parce qu'elle a toujours privilégié une méthode qui fait sa force : la recherche du consensus. Le consensus n'est pas un signe de faiblesse. Il est l'expression de notre maturité politique. Il traduit notre volonté de rechercher ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous divise. Il exige de chacun de nous de savoir écouter, convaincre parfois, accepter des compromis souvent, toujours dans le respect des intérêts légitimes de chacun. En tant que Président du Conseil Exécutif, je souhaite que cette session demeure fidèle à cet esprit, car nous sommes les héritiers d'un idéal forgé par les pères fondateurs de notre Organisation.

  • Je suis convaincu que, grâce à votre sagesse, votre expérience et votre engagement, cette session sera un succès. Je nous invite à travailler avec efficacité, dans un esprit de coopération et avec la conscience que chacune de nos décisions contribuera à écrire une nouvelle page de l'histoire de notre Union.

  • Sur ces mots, j'ai l'honneur de déclarer ouverte la 49ème Session ordinaire du Conseil exécutif de l'Union africaine.

Je vous remercie de votre aimable attention.

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