UNOG - United Nations Office at Geneva

05/16/2026 | News release | Distributed by Public on 05/16/2026 12:30

Droits LGBTIQ+ : l’ONU alerte sur un recul inquiétant

Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, met en garde contre une montée des atteintes aux droits des personnes LGBTIQ+ dans le monde, estimant que les avancées obtenues au fil des décennies étaient de plus en plus menacées par les discriminations, les discours haineux et les lois restrictives.

À l'occasion de la Journée internationale contre l'homophobie, la biphobie et la transphobie, célébrée le 17 mai, le chef de l'ONU a dénoncé des « efforts concertés » visant, dans plusieurs pays, à remettre en cause les protections accordées aux communautés LGBTIQ+.

« Pour la première fois depuis des années, le nombre de pays criminalisant les relations sexuelles consensuelles entre personnes de même sexe a augmenté », a-t-il averti dans un message publié pour cette journée internationale.

Selon lui, lorsque les droits fondamentaux sont fragilisés, les personnes LGBTIQ+ figurent souvent parmi les premières ciblées. « Elles sont désignées comme boucs émissaires et exposées à des risques accrus pour leur sécurité, leur santé et leur bien-être », a-t-il souligné.

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a également appelé les gouvernements à abolir les lois criminalisant les relations entre personnes de même sexe et à renforcer la lutte contre les discriminations et les campagnes de haine en ligne.

Des avancées fragiles

Malgré ce contexte préoccupant, certaines avancées ont été enregistrées ces derniers mois.

Des pays comme Sainte-Lucie et le Botswana ont dépénalisé les relations sexuelles consensuelles entre personnes du même sexe. Au Népal, la première femme parlementaire transgenre a été élue, tandis qu'en Hongrie une juridiction européenne a condamné les restrictions visant les contenus LGBTIQ+ destinés aux enfants.

Mais dans de nombreux pays, les relations homosexuelles restent criminalisées, parfois passibles de la peine de mort.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme cite notamment le Burkina Faso, qui a adopté une loi criminalisant les relations entre personnes de même sexe, ainsi que le Sénégal, où les peines de prison pour actes homosexuels ont récemment été portées à dix ans.

M. Türk a aussi alerté sur la multiplication des discours politiques hostiles et des abus en ligne visant particulièrement les personnes transgenres. Il a également dénoncé les réductions de financements touchant les organisations de la société civile, qui privent de nombreuses communautés vulnérables de services essentiels.

Pour António Guterres, la défense des droits des personnes LGBTIQ+ est indissociable des principes démocratiques. « Chaque personne doit pouvoir vivre à l'abri de la peur et participer, sur un pied d'égalité, à la vie de la société », a-t-il rappelé.

UNOG - United Nations Office at Geneva published this content on May 16, 2026, and is solely responsible for the information contained herein. Distributed via Public Technologies (PUBT), unedited and unaltered, on May 16, 2026 at 18:30 UTC. If you believe the information included in the content is inaccurate or outdated and requires editing or removal, please contact us at [email protected]