Prime Minister of Hungary

03/15/2026 | Press release | Archived content

Discours de Viktor Orbán à l’occasion du 178ᵉ anniversaire de la Révolution et de la Guerre d’indépendance de 1848-1849

Nous faisons belle figure, et nous sommes nombreux. Nous sommes aujourd'hui plus nombreux que jamais. Nous sommes si nombreux que, si nous montions les uns sur les épaules des autres, Tibor Kapu pourrait grimper jusqu'à la Station spatiale internationale. Dimanche. Un soleil radieux. Les héros de 1848. De magnifiques artistes. Une foule fantastique. En ce jour, à Budapest, nous ne pourrions rêver meilleure compagnie. Soyez les bienvenus ! Soyez toutes et tous les bienvenus ! Nous saluons également ceux qui ne sont pas ici avec nous, mais qui nous accompagnent depuis leur foyer.

Mesdames et Messieurs, Chers compatriotes,

Un Hongrois n'a pas besoin qu'on lui explique ce qu'est la liberté. Il lui suffit de respirer l'air pour comprendre aussitôt où nous en sommes. Nous le savons parce que l'amour est palpable, et parce que nous ressentons la force ennoblissante de l'unité. La foule, à elle seule, ne suffit jamais. La liberté ne peut naître que de l'amour, et seule l'union peut la fortifier. Quelle que soit l'ampleur de la foule, si elle est rassemblée par la haine et la colère, il n'en sortira jamais de liberté. C'est pourquoi nous ne permettrons jamais que la Hongrie soit gouvernée par la haine et par la colère.

Chers Compatriotes,

« Que règnent la paix, la liberté et la concorde ! » Ainsi commencent les Douze points des jeunes de mars. Ce sont les douze points de la liberté. Ils expriment ce que veulent les Hongrois. Mais prenez garde ! Aujourd'hui, Bruxelles aussi s'est déguisée en Hongrois. Leurs douze points à eux sont les douze points de la servitude. Ils disent ce que veulent les Bruxellois. Nous, les héritiers de mars, nous n'accepterons jamais que les douze points des Hongrois soient transformés en douze points bruxellois par les labancs de Budapest. Nous ne permettrons pas que, pour trente pièces d'argent bruxelloises, ils vendent ce que nous avons bâti en seize ans. Nous ne renoncerons ni à notre Constitution nationale et chrétienne, ni à la politique de plafonnement des charges énergétiques, ni à la 13e ni à la 14e mensualité de retraite. Nous ne renoncerons pas à notre système de soutien aux familles, champion du monde. Nous ne renoncerons pas au meilleur système fiscal d'Europe. Nous défendrons le soutien aux mères, nous protégerons nos enfants, et nous ne laisserons pas remplacer nos couleurs nationales par des drapeaux ukrainiens ou arc-en-ciel. Vive la liberté hongroise !

Chers Participants à cette célébration,

En 1849, notre guerre d'indépendance a été écrasée. Les armées impériale et tsariste nous ont vaincus ensemble. Mais vingt ans plus tard, sous la conduite de Ferenc Deák, nous avons repris l'avantage. En nous appuyant sur la lutte de 1848, nous avons reconquis notre liberté constitutionnelle. Nous avons relevé le royaume de Hongrie et lancé l'un des plus grands essors économiques d'Europe. Cette place extraordinaire où nous nous tenons aujourd'hui, la place principale de la nation, le cœur battant de la liberté hongroise, nous l'avons bâtie dans cet élan, et après quarante-cinq années de destructions communistes, c'est nous qui l'avons reconstruite. Tout ce qui fait aujourd'hui de cette ville l'une des plus belles du monde et la fierté des Hongrois, tout ce qui nous entoure ici, n'a pu voir le jour que parce qu'en 1848-1849 nous avons mené notre guerre pour la liberté. Gloire aux héros !

Mesdames et Messieurs,

Nous célébrons l'insurrection de Rákóczi. Nous célébrons la guerre d'indépendance de 1848. Nous célébrons la révolution de 1956. Des combats que nous avons tous, un à un, perdus. Mais non, mes amis, nous n'avons pas perdu la raison. Ceux qui pourraient célébrer leurs victoires militaires sur nous ne sont plus là. Aujourd'hui, ce devraient être les cours victorieuses de Vienne et du tsar qui devraient fêter à cet endroit : mais elles n'existent plus. L'Empire ottoman, vainqueur à Mohács, ne peut pas non plus célébrer : il n'existe plus. Le Troisième Reich allemand, qui a occupé la Hongrie en 1944, ne célèbre pas non plus : il n'existe plus. Et l'Union soviétique, qui a écrasé la révolution de 1956, ne peut pas célébrer non plus : elle n'existe plus. Eux ne sont plus là. Nous, nous sommes ici. Et nous y resterons. Nous serons encore ici, même si des parachutistes bruxellois se mettent à tomber du ciel par centaines. Nous les ramasserons, nous leur donnerons une bonne époussetée, puis nous les renverrons. Certains à Bruxelles, et certains à Kiev. La Hongrie est un État millénaire : ce n'est pas une terre faite pour eux.

Vous voyez cela, Ukrainiens ? Tu vois cela, Zelensky ? Ici se trouve l'État millénaire des Hongrois ! Vous croyez pouvoir nous intimider avec un blocus pétrolier, du chantage et des menaces contre nos dirigeants ? Soyez raisonnables et cessez cela ! Celui qui veut briser les Hongrois doit se lever plus tôt. Bien plus tôt. Quelques centaines d'années plus tôt. Vous avez déjà bien assez de problèmes sur le front de l'Est ; pourquoi nous attaquer ? Nous sommes un peuple épris de paix et d'une grande patience. Rendez-nous notre pétrole, puis filez avec vos camionnettes vers la caisse bruxelloise pour y réclamer l'argent de l'Occident : puisque, eux, ne savent pas dire non.

Mesdames et Messieurs, Chers Compatriotes,

La sombre mer du monde est en tumulte. La guerre embrase l'Est. La guerre embrase le Moyen-Orient. L'Ukraine bloque la route du pétrole vers la Hongrie, et l'autre guerre bloque la route du pétrole sur les océans. Je me souviens très bien aussi que l'invasion migratoire de 2015 a commencé ainsi : une guerre a éclaté en Syrie, et des foules de millions de personnes se sont mises en route vers l'Europe. L'Iran est neuf fois plus grand que la Syrie. Quatre-vingt-dix millions d'habitants, quatre cents millions dans toute la région. Et de surcroît, la confrontation entre Israël et le monde musulman s'est installée en Europe occidentale : parce qu'ils ont laissé entrer les migrants. Rendons grâce au Bon Dieu d'avoir eu le cœur bien placé. Nous avons eu le courage de dire non, et nous ne les avons pas laissés entrer. Et je l'assume : tant que je serai Premier ministre, cela restera ainsi.

Mes Amis,

Pendant ce temps, la terre tremble aussi sous l'économie européenne : à l'ouest de chez nous, un million d'emplois industriels ont été supprimés. Des secteurs entiers ont disparu, et la situation ne cesse de s'aggraver. Pour nous aussi, ici, ces quatre dernières années ont été difficiles. C'est injuste, car nous aurions mérité mieux. Il est injuste que nous devions défendre notre patrie contre des problèmes causés par d'autres. Mais nous l'avons fait. Aujourd'hui, la Hongrie est le pays le plus sûr d'Europe. Nous avons réussi à protéger les emplois, la politique de plafonnement des charges énergétiques, les familles ; et nous n'avons pas non plus laissé les retraités livrés à eux-mêmes. Nous avons fait, ensemble, ce que la patrie exigeait de nous.

Mes Amis,

Nous en avons assez des dangers permanents. Nous aspirons à des années sans agitation ; oui, même à des années ennuyeuses. Mais, hélas, ce n'est pas ce qui nous attend. Je ne veux pas vous bercer d'illusions. Je vous le dis simplement, avec franchise et gravité, comme il sied entre nous : des temps qui mettent les hommes à l'épreuve frappent de nouveau à notre porte. La guerre s'est rapprochée. Bruxelles s'est approprié la guerre en Ukraine. C'est pourquoi elle se prépare désormais à la guerre. Elle est déjà passée à une économie de guerre. Au lieu de tenir le danger à distance, ils marchent droit vers lui. Encore plus d'armes, encore plus d'argent, encore plus de soldats. Nous sommes face à une épreuve que même les vieux chevaux de bataille comme moi n'ont jamais connue. Et pourtant, nous en avons déjà vu des choses. Nul ne peut savoir ni le jour ni l'heure où le premier soldat de Bruxelles posera le pied sur le sol ukrainien. Mais une chose est certaine : cela arrivera. Ils le proclament eux-mêmes à grand bruit, avec fierté et enthousiasme. Ils ont hâte de voir des soldats portant les insignes de l'Union européenne partir pour l'Ukraine. Eh bien voilà précisément ce dont nous devons rester à l'écart. Voilà ce contre quoi nous devons nous protéger. Et je prends l'engagement que, même dans un monde aussi bouleversé, nous préserverons la Hongrie comme une île de sécurité et de tranquillité.

Nous, Hongrois, nous connaissons la guerre. Dans la guerre, peu importe qui vous êtes, ce que vous avez accompli, ce en quoi vous êtes bon, ce que vous voulez faire de votre vie. En temps de guerre, une seule chose compte : savez-vous tenir une mitrailleuse. Ce qui compte, c'est comment vous courez après l'ennemi, ou devant lui. Ce qui compte, c'est combien d'hommes vous avez tués, combien de balles vous avez reçues. Mais ce n'est pas cette vie que nous réservons à nos enfants. Nous n'avons pas destiné aux mères de nos enfants le sort d'enterrer leurs fils sur une terre étrangère, sous des drapeaux étrangers. Il est temps que Kiev et Bruxelles le comprennent aussi : nos fils ne mourront pas pour l'Ukraine, ils vivront pour la Hongrie.

Mes Amis,

Le 12 avril, les Hongrois décideront. Je suis un vieux routier. Je me bats depuis assez longtemps pour savoir quand nous sommes réellement face à un choix difficile et décisif. Dans vingt-huit jours, nous aurons un tel choix à faire. Nous ne voterons pas seulement pour un Parlement et un gouvernement : nous choisirons un destin, pour nous-mêmes et pour les Hongrois qui viendront après nous. Nous sommes arrivés à une croisée des chemins. Je connais bien ce moment. Moi aussi, je me suis déjà trouvé à des carrefours décisifs. Je m'y suis tenu lorsque, jeune homme, j'ai dit non aux Soviétiques. N'oubliez pas : nous avons l'habitude non pas de les faire venir, mais de les renvoyer chez eux. Je m'y suis tenu lorsque, en tant que Premier ministre, j'ai dit non aux Allemands à propos de la migration. Je m'y suis tenu lorsque j'ai dit non à Bruxelles à propos de la guerre. Et je me tiens aujourd'hui encore à un tel carrefour, avec vous, lorsque je dis non aux Ukrainiens. Nous devons choisir qui formera le gouvernement : moi ou Zelensky ? Avec toute la modestie requise, je me recommande à votre choix.

Mes Amis,

Des forces immenses se sont mises en mouvement pour détourner la Hongrie de sa propre voie. Leur plan est de prendre notre patrie en tenaille, depuis l'Ouest et depuis l'Est. Ils bloquent ce qui nous revient : depuis Bruxelles, notre argent ; depuis l'Ukraine, notre pétrole. Ils nous font chanter, ils nous menacent, ils cherchent à nous effrayer. Depuis Bruxelles, les bureaucrates ; depuis Kiev, les mafieux de la guerre. Chacun avec les moyens dont il dispose. Ils veulent un changement de gouvernement en Hongrie parce que nous refusons de leur remettre les clés de la caisse. Parce que nous ne les laissons pas inonder les agriculteurs hongrois de blé ukrainien à bas prix. Parce que nous ne laissons pas les grandes multinationales, les Shell et les Erste, prendre votre argent. Parce que nous ne laissons pas des Ukrainiens déplacer des millions d'euros et des lingots d'or en Hongrie, on ne sait dans quel but. Et parce que nous refusons que l'Ukraine entre dans l'Union européenne et fasse ainsi venir la guerre aux portes de la Hongrie. C'est pour cela que nous les gênons.

Mais en réalité, nous ne les laissons pas faire, car nous aussi avons notre feuille de route. Si le Fidesz l'emporte, la paix restera, les charges énergétiques resteront basses et les salaires augmenteront. Si le Fidesz l'emporte, tous ceux qui travaillent y gagneront. Si le Fidesz l'emporte, les familles seront fortes, et même ceux qui n'ont pas voté pour nous y gagneront. Voilà notre plan de victoire.

Mesdames et Messieurs, Chers Compatriotes,

C'est maintenant que nous devons garder toute notre lucidité. C'est une vieille histoire. Ils veulent votre argent. L'argent des Hongrois. L'emporter à Bruxelles, puis de là l'envoyer en Ukraine. En effet, la guerre coûte de l'argent. Et à Bruxelles, ils n'en ont plus. Il leur faut renflouer les caisses. Il leur faut aussi l'argent des Hongrois. Mais même cela ne leur suffit pas. Il leur faut aussi des prêts. Beaucoup, et sur le long terme. Il leur faut également la garantie des États membres. Notre argent ne leur suffit pas : ils veulent aussi s'emparer de l'argent de nos enfants et de nos petits-enfants. Sous prétexte de l'Ukraine, ils veulent faire de vous des esclaves de la dette, pour des générations. Avec toute la modestie requise, je ne peux dire qu'une chose : tant que je serai Premier ministre, je ne laisserai pas prendre ce qui est à vous et ce qui vous revient. Je ne laisserai pas dépouiller la Hongrie.

Mes Amis,

Ils ont déjà tout essayé, et jusqu'à présent nous avons tenu bon. Vingt-huit jours difficiles nous attendent. Nous ne devons pas gagner comme il y a quatre ans : nous devons gagner mieux. Nous n'avons pas besoin d'autant de voix qu'il y a quatre ans : nous en avons besoin de davantage. Nous devons renouveler l'alliance anti-guerre conclue lors des dernières élections, et les trois millions de voix ne doivent pas être un plafond, mais un seuil. Il ne s'agit pas de l'atteindre, mais de les dépasser. Nous devons remporter une victoire historique, car la responsabilité du prochain gouvernement sera historique.

Mesdames et Messieurs, Chers Compatriotes, Mes Amis,

Aujourd'hui, nous sommes le 15 mars. Aujourd'hui, nous célébrons encore. Mais demain, nous nous mettrons en selle. Après les élections d'avril, nous n'aurons pas besoin d'agités, mais de dirigeants calmes, sereins et sûrs d'eux. Un esprit clair, du sang-froid, une main sûre. Du calme stratégique et de l'expérience. Tout cela, nous l'avons. Mieux encore : nous sommes les seuls à l'avoir. Seuls le Fidesz et le KDNP peuvent donner à la Hongrie la sécurité dont nous avons aujourd'hui besoin. Et cette garantie, c'est nous. Savoir que c'est vrai est une chose. Aller voter en est une autre. La conviction existe ; le vote, lui, n'existe pas encore. Celui-ci viendra le 12 avril. Il viendra si, sans compromis et sans indulgence envers nous-mêmes, nous travaillons sans relâche durant les vingt-huit prochains jours. Alors nous remporterons une victoire éclatante. Si éclatante que Bruxelles et Kiev n'en reviendront pas. Et notre pauvre rivière Tisza pourra enfin retrouver son honneur.

Le Fidesz est le choix sûr ! Ta patrie a besoin de toi ! Que règnent la paix, la liberté et la concorde ! Hissez les drapeaux ! En avant vers la victoire !

Que Dieu veille sur nous tous, et que la Hongrie passe avant tout. Allez la Hongrie, allez les Hongrois !

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