01/12/2026 | News release | Archived content
Avec la réforme inhumaine du chômage actuellement en cours, des centaines de milliers de personnes vont se retrouver dans des situations difficiles, de privation avec un risque réel de basculer dans la pauvreté…Et, cela concerne aussi des personnes qui travaillent !
C'est notamment le cas des quelques 5600 femmes et hommes en ALE qui travaillent dans les garderies scolaires, qui sécurisent les passages piétons aux abords des écoles et qui rendent également de nombreux autres services à la population.
Sans changement d'ici fin janvier, ces personnes perdront une partie de leur revenu (entre 746 € et 1774 € par mois) et devront arrêter de travailler. Dans plusieurs écoles, le risque est réel qu'il n'y ait plus de personnel pour assurer les garderies tout au long de la journée !
« Le Gouvernement des droites, qui affirmait vouloir « valoriser le travail », choisit de laisser sans solution des milliers de travailleuses et de travailleurs dont les revenus vont s'effondrer. Sans sursaut gouvernemental, plus de 5600 personnes risquent de perdre leur emploi. Les écoles et les familles risquent également de perdre des services de garderie scolaire gratuits ou à bas prix, les communes et la population se verront également privées de services comme l'aide aux personnes âgées, les petits travaux de jardinage, d'entretien des routes, des cimetières…», souligne Paul Magnette.
Le PS appelle donc le Gouvernement à revoir urgemment sa copie. Comme les Socialistes se veulent constructifs, ils déposeront très prochainement une proposition de loi permettant de sauver ces travailleurs des Agences Locales pour l'Emploi.
Les ALE rendent des centaines de services à la population et jouent un rôle déterminant dans le fonctionnement de nombreuses écoles, communes, associations et services d'aide aux personnes âgées. En 2024, sur les quelques 1,7 millions de chèques ALE utilisés, 40 % ont servi aux écoles pour les garderies, la surveillance de midi et la sécurisation des abords.
« La situation des travailleuses et travailleurs, sous statut ALE, montre crûment comment le MR et Engagés "récompensent" le travail : par des sanctions… et par une perte nette de pouvoir d'achat. C'est la double peine : d'abord pour les travailleurs concernés, qui voient leurs revenus amputés et leur situation encore plus précarisée. Ensuite pour les familles, qui perdent une solution de garde indispensable pour leurs enfants et leur permet de concilier vie privée/vie professionnelle », conclut Paul Magnette.