08/25/2026 | Press release | Distributed by Public on 08/25/2026 10:27
La majorité de la Commission des finances du Conseil des États veut augmenter les impôts plutôt que de prendre des mesures d'efficience pour freiner la croissance continue de l'Etat. Pour le PLR, c'est à l'Etat de se serrer la ceinture et non à la population et aux PME. Il existe d'autres solutions pour trouver l'argent nécessaire au financement de l'armée.
La Commission des finances du Conseil des États a communiqué aujourd'hui son plan de financement pour la modernisation urgente de l'armée. Malheureusement, la majorité de la commission s'obstine toujours à préconiser une augmentation de la TVA, alors que cette mesure n'a absolument aucune chance d'être acceptée par la population, d'après les sondages.
Les reliquats de crédits pour l'armée suisse
La Commission des finances reprend une proposition que le PLR avait déjà mise sur la table en juin comme possible élément d'un paquet de financement : les fonds fédéraux non utilisés - appelés « reliquats de crédits » - devraient en partie profiter à l'armée. Aujourd'hui, ces fonds servent à réduire la dette liée au coronavirus, ce qui ralentirait d'autant ce processus.
Pour le PLR, il a toujours été clair que les crédits résiduels ne constituaient une option que s'ils s'accompagnaient de véritables mesures d'efficience, et non en complément d'une hausse de la TVA. La commission reprend ainsi un élément de la proposition du PLR, mais l'inscrit dans un cadre inapproprié.
« La défense du pays est la priorité absolue du PLR », déclare le coprésident et conseiller aux États Benjamin Mühlemann. « Notre parti est prêt à tendre la main pour un compromis. Mais seulement si la Confédération apporte sa contribution au réarmement de l'armée en prenant des mesures d'efficience et en redéfinissant ses priorités. » Comme nous l'avons déjà répété à plusieurs reprises, le PLR n'acceptera pas la moindre augmentation d'impôts.
Les autres partis se rapprochent de la position du PLR
La semaine dernière, le Conseil fédéral a annoncé qu'il allait consacrer 970 millions de recettes fiscales supplémentaires à la sécurité. Le débat qui a eu lieu jusqu'à présent sur le financement de l'armée montre avant tout une chose : les nouveaux impôts sont une erreur et n'ont aucune chance d'aboutir. Le Conseil fédéral avait initialement proposé une hausse de la TVA de 0,8 %. Sous la pression du PLR, il a ramené cette demande à 0,5 %. À présent, la majorité de la Commission des finances la réduit à 0,2 %. Pourquoi ne pas descendre directement à zéro ? Pascal Broulis, conseiller aux États PLR : « Celles et ceux qui refusent de prendre des mesures d'efficience commencent à reculer. Petit à petit, ils se contentent de moins de nouvelles taxes et se rapprochent du PLR. » Pour Pascal Broulis, il est clair que : « Même 0,2 % de hausse de TVA, c'est trop. Nous ne l'accepterons pas. »
Le Parlement fixe de mauvaises priorités
L'armée suisse a été mise à mal par des décennies d'austérité. Pour qu'elle puisse être rééquipée rapidement, il n'est pas nécessaire d'instaurer de nouveaux impôts. Le PLR a présenté de nombreuses propositions plus judicieuses, axées principalement sur les mesures d'efficience. Les décisions prises aujourd'hui par la Commission des finances du Conseil des États montrent qu'une majorité n'est pas encore prête à fixer les priorités nécessaires.
Nouvelle proposition : geler le budget
Le chef du groupe PLR au Conseil des Etats, Hans Wicki, s'exprime sans détour au sujet des décisions d'aujourd'hui : « Le Parlement dispose de plus de 90 milliards de francs par an et ne parvient pourtant pas à fixer les priorités les plus élémentaires. » Si le centre-gauche souhaite continuer à dépenser davantage d'argent n'importe comment tout en poursuivant sa politique d'augmentation d'impôts, il sera alors nécessaire d'aborder le problème de manière plus fondamentale, estime le conseiller aux États de Nidwald. « J'ai déposé une motion demandant que l'ensemble des dépenses fédérales, à l'exception de celles consacrées à l'armée et à l'AVS, soient gelées. Il semble que le Parlement ait besoin de telles mesures pour que l'État se recentre enfin sur ses tâches régaliennes. »
Le PLR dit clairement OUI à l'armée et NON à de nouveaux impôts !