05/21/2026 | Press release | Distributed by Public on 05/21/2026 07:29
Paris, France: Une mission du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Manuela Goretti et composée de Clara Arroyo, Florian Misch, Rasmane Ouedraogo, Danila Smirnov et Maryam Vaziri, a mené des entretiens en France du 11 au 21 mai dans le cadre des consultations 2026 au titre de l'article IV. À l'issue de cette visite, la mission a publié les conclusions suivantes :
L'économie française a continué de croître à un rythme modéré en 2025, malgré des chocs internes et externes, mais de nouveaux vents contraires liés à la guerre au Moyen-Orient commencent à peser sur l'activité. La réponse des autorités au choc énergétique a été, à ce stade, appropriée et devrait rester limitée, temporaire et ciblée sur les plus vulnérables, tout en préservant les incitations de marché et en contenant les coûts budgétaires. Le niveau élevé de la dette publique et les pressions croissantes sur les dépenses soulignent la nécessité de poursuivre l'effort de consolidation, en ligne avec le Plan budgétaire et structurel à moyen terme et les règles européennes (PSMT), en s'appuyant sur la bonne performance budgétaire de 2025. Dans cette perspective, le prochain cycle électoral offre à la France l'opportunité de définir une stratégie pluriannuelle crédible et bien définie pour soutenir la consolidation des finances publiques et stimuler le potentiel de croissance. La politique budgétaire devrait s'appuyer sur un ensemble de mesures de qualité à moyen terme visant à redéfinir les priorités de dépenses, à améliorer leur efficience, redresser les finances publiques, et assurer la soutenabilité de la dette, tout en préservant une marge de manœuvre pour les besoins de dépenses prioritaires en matière de défense, de vieillissement de la population et de transitions écologique et numérique. Bien ciblées, soigneusement séquencées et complétées par des réformes structurelles, ces mesures de rationalisation préserveraient l'équité, protégeraient les plus vulnérables et soutiendraient la croissance à moyen terme. Les politiques macro-structurelles devraient se concentrer sur la levée des obstacles réglementaires, une meilleure orientation de l'épargne privée vers l'investissement productif et le renforcement de l'offre de travail face aux pressions démographiques et aux transitions en cours. Les politiques financières devraient continuer à préserver la stabilité, à faire face aux risques émergents liés aux institutions financières non bancaires et à soutenir la transmission efficace des réformes. Ensemble, un cadre cohérent de politiques, associé à un approfondissement de l'intégration du marché unique européen, renforcerait la confiance et soutiendrait une croissance durable et inclusive.
Perspectives économiques
Les perspectives de croissance restent soumises à une incertitude extérieure et intérieure élevée. La croissance du PIB réel devrait rester modeste en 2026, ralentissant à 0,7 % contre 0,9 % en 2025, en raison des effets de la guerre au Moyen-Orient alimentant l'inflation et freinant la demande intérieure. L'investissement des entreprises et la consommation des ménages devraient se modérer sous l'effet du choc, dans un contexte d'attentisme persistant à l'approche des élections de 2027. Dans le scénario de base, la croissance devrait se redresser progressivement à partir de la fin de 2026 à mesure que les conditions extérieures se stabilisent, et se raffermir davantage au second semestre 2027 à mesure que l'incertitude intérieure s'atténue après les élections.
À court terme, les risques pesant sur les perspectives restent orientés à la baisse. Malgré la diversification de l'économie française et sa dépendance relativement faible aux importations d'énergie, l'intensification des tensions géopolitiques, y compris la prolongation de la guerre au Moyen-Orient, pourrait perturber les échanges commerciaux, notamment les approvisionnements énergétiques, faisant encore monter l'inflation et affectant négativement la croissance. Une éventuelle correction désordonnée sur les marchés liés à l'intelligence artificielle (IA) pourrait également affecter les flux financiers et peser sur la confiance. En France, l'incertitude politique accrue à l'approche des élections présidentielles de l'année prochaine pourrait retarder davantage la consolidation budgétaire prévue et les réformes structurelles. Un affaiblissement de la demande privée et une montée des risques budgétaires pourraient raviver les tensions sur les marchés, aggravant la dynamique de la dette. À l'inverse, un apaisement des tensions géoéconomiques et un renouveau du consensus politique autour de réformes structurelles ambitieuses pourraient dynamiser la confiance, l'investissement, les exportations et la croissance économique en général.
Politique budgétaire : définir une stratégie à moyen terme pour répondre aux nouvelles priorités de dépenses et poursuivre la consolidation des finances publiques
Malgré les progrès récents, la consolidation budgétaire reste plus lente que prévu et reste exposée à d'importants risques de mise en œuvre. Le déficit public s'est réduit à 5,1 % du PIB en 2025, en deçà de la cible initiale, reflétant une gestion proactive des dépenses. Le budget 2026 reste conforme aux règles européennes mais n'atteint pas les objectifs initiaux, faute de soutien politique suffisant pour adopter des réformes supplémentaires. Même si les autorités restent déterminées à ramener le déficit public sous le seuil de 3 % du PIB d'ici à 2029, en l'absence de mesures additionnelles, le rythme actuel d'ajustement serait insuffisant pour atteindre les objectifs du Plan budgétaire et structurel à moyen terme (PSMT). Dans le scénario de base des services du FMI, l'effort de consolidation sur la période 2027-2029 n'atteindrait que le minimum requis par les règles européennes et, à l'image des budgets récents, reposerait sur une combinaison de mesures ponctuelles sur les recettes et de réductions de dépenses relativement moins efficiente que les plans initiaux. Un ajustement budgétaire à ce rythme resterait insuffisant pour que la France sorte de la procédure de déficit excessif d'ici 2029 comme prévu, maintiendrait la dette à un niveau élevé et conduirait à des ajustements plus importants dans le futur. Le risque d'effets de rétroactions défavorables entre l'environnement macroéconomique et les finances publiques augmenterait. Le scénario de base est également soumis à d'importants risques de mise en œuvre, en raison de la dépendance à des mesures budgétaires encore à légiférer et de l'incertitude entourant les hypothèses macroéconomiques.
L'incertitude mondiale élevée souligne l'importance d'une planification de mesures de contingence robuste. La réponse des autorités au choc énergétique lié au Moyen-Orient a été, à ce stade, appropriée - limitée, temporaire et ciblée sur les plus vulnérables - tout en maîtrisant les coûts budgétaires. La poursuite des efforts de consolidation budgétaire demeure indispensable, car un ajustement insuffisant risquerait de placer la dette publique sur une trajectoire insoutenable et d'amplifier les vulnérabilités macro-financières. Dans ce contexte, les économies de 6 milliards d'euros de crédits budgétaires destinées à compenser l'impact budgétaire estimé du choc énergétique constituent une mesure bienvenue, et les autorités ont réaffirmé leur engagement à adopter, si nécessaire, des mesures supplémentaires. En cas de matérialisation des risques baissiers, toute mesure supplémentaire devrait continuer de cibler les groupes les plus vulnérables, tout en préservant les signaux de marché, en assurant une tarification adéquate des externalités, et la soutenabilité des finances publiques. Un renforcement de la coordination au niveau européen dans la réponse à la crise permettrait d'accroitre l'efficacité des politiques, de réduire les coûts de financement et de renforcer la résilience collective.
Une stratégie pluriannuelle actualisée et clairement définie, reposant sur des mesures de qualité et des réformes structurelles, est indispensable pour soutenir la croissance et inscrire résolument la dette sur une trajectoire descendante. Afin de respecter l'engagement pris dans le cadre du PSMT de ramener le déficit public sous le seuil de 3 % du PIB d'ici à 2029 et de réduire sensiblement les risques pesant sur la soutenabilité de la dette à moyen terme, les services du FMI recommandent un ajustement structurel important d'environ 0,8 % du PIB par an sur la période 2027-2029, qui pourrait ensuite être progressivement assoupli, en particulier s'il est soutenu par des réformes structurelles favorables à la croissance, tant au niveau national qu'européen. Le prochain gouvernement devrait adopter une nouvelle loi de programmation des finances publiques afin de donner un ancrage national aux objectifs du PSMT, offrant ainsi un cadre plus solide pour la consolidation à moyen terme et renforçant la prévisibilité de la politique budgétaire. Si l'atteinte des ambitions du PSMT et l'avancement du programme de réformes structurelles nécessiteront une action politique résolue et impliqueront des arbitrages difficiles pour garantir l'équité et la cohésion sociale, elle permettra également d'inscrire résolument la dette sur une trajectoire descendante, préservant la croissance et renforçant la résilience de l'économie face aux chocs.
Des mesures de recettes bien ciblées peuvent contribuer à la consolidation, mais elles ne suffiront pas à couvrir les besoins d'ajustement de la France, compte tenu du niveau déjà élevé des prélèvements obligatoires. Le taux de prélèvements obligatoires de la France - parmi les plus élevés de la zone euro - limite considérablement la marge de manœuvre pour un ajustement supplémentaire par les recettes. Si les efforts de consolidation en 2025-2026 ont reposé en grande partie sur des mesures de recettes temporaires, notamment une hausse de l'impôt sur les sociétés, un recours accru aux hausses d'impôts n'est ni réaliste ni souhaitable, compte tenu des risques qu'il ferait peser sur la confiance des entreprises, la compétitivité et la croissance. Toute mesure de recettes supplémentaire devrait en priorité viser à réduire les niches fiscales, éliminer les dépenses fiscales inefficaces et corriger les distorsions dans la taxation des revenus du capital, tout en renforçant le civisme fiscal et l'équité du système.
Compte tenu du niveau élevé de la dépense publique en France, une redéfinition des priorités est essentielle pour dégager des marges de manœuvre en faveur des priorités émergentes, tout en poursuivant la consolidation des finances publiques. Les dépenses publiques ont atteint 57,5 % du PIB en 2025, soit le niveau le plus élevé de la zone euro, reflétant en grande partie le poids des dépenses courantes, malgré les économies importantes dégagées par les précédentes revues de dépenses. Parallèlement, le vieillissement de la population, les besoins de défense, l'investissement numérique et la transition écologique exerceront des pressions supplémentaires sur les finances publiques. Dans ce contexte, la stratégie de consolidation budgétaire devrait viser à rationaliser les dépenses inefficientes et à réorienter les dépenses courantes et sociales vers les domaines prioritaires, en s'appuyant sur des réformes structurelles ambitieuses et en tirant parti des revues de dépenses, notamment :
Ces efforts de rationalisation devraient être bien ciblés et soigneusement séquencés afin de préserver l'équité, protéger les plus vulnérables et soutenir la croissance à moyen terme. Compte tenu de l'architecture du système administratif, une mise en œuvre efficace nécessitera une action concertée à tous les niveaux d'administrations publiques- État, sécurité sociale et collectivités territoriales -, accompagnée d'efforts visant à améliorer l'efficience de l'investissement et réduire les chevauchements de dépenses publiques.
Politiques macro-structurelles : transformer les transitions structurelles en moteurs d'innovation et de croissance
La résilience économique et les performances de croissance à moyen terme de la France dépendent de sa capacité à tirer parti des transitions structurelles en cours grâce à des réformes ambitieuses. Dans un environnement de croissance potentielle modeste, d'incertitude élevée et d'un niveau élevé de dette publique, des réformes structurelles favorables à la croissance sont essentielles pour relever le potentiel de production, réorienter l'abondante épargne des ménages vers l'investissement productif et faciliter la consolidation des finances publiques. Un approfondissement de l'intégration au sein du marché unique européen amplifierait l'impact des réformes nationales en permettant aux entreprises de gagner en taille, tout en renforçant la concurrence et en élargissant les opportunités de financement. Les bénéfices des réformes se matérialisant progressivement, la prévisibilité et la mise en œuvre rapide sont essentielles pour soutenir la demande intérieure en assurant une progression régulière des revenus des ménages et des incitations à l'investissement.
La réduction des barrières réglementaires, l'accélération de l'adoption de l'intelligence artificielle (IA) et la poursuite de la transition écologique soutiendront la productivité et la résilience. Malgré les progrès accomplis, les obstacles administratifs restent élevés dans certains segments de l'économie française, pesant sur l'entrepreneuriat et la concurrence. Le projet de loi de simplification de la vie économique et le décret visant à accélérer les procédures d'approbation des projets dans les secteurs stratégiques constituent des avancées bienvenues et devraient être complétés par des mesures supplémentaires visant à réduire la lourdeur administrative et à assouplir les restrictions à l'entrée dans certains services et professions réglementées. La stratégie française pour l'IA a renforcé les capacités de recherche et développement, mais des efforts soutenus pour favoriser l'adoption au niveau des entreprises seront essentiels pour accroitre les gains de productivité. Dans le même temps, la mise en œuvre des stratégies climat et énergie renforcera la résilience économique en réduisant la dépendance aux énergies fossiles tout en soutenant une transformation technologique plus large. L'accélération des investissements dans les réseaux et l'approfondissement de l'intégration du marché unique européen de l'électricité renforceraient davantage la résilience et contribueraient à gérer les tensions entre l'offre et la demande, y compris en période de chocs.
La mobilisation du financement privé, en particulier du capital-risque, est indispensable pour favoriser l'entrepreneuriat, stimuler l'innovation et permettre aux entreprises à forte croissance de gagner en taille. Bien que la France bénéficie d'un écosystème d'innovation en plein essor, la transformation des jeunes entreprises en leaders technologiques nécessite un accès à des marchés du capital-risque plus profonds. Des instruments publics bien conçus et ciblés, visant à remédier aux principales défaillances du marché, peuvent soutenir efficacement l'innovation et la transition écologique tout en préservant les incitations à l'investissement privé et en assurant une utilisation efficiente des ressources publiques. Compte tenu du niveau élevé de l'épargne des ménages, le renforcement de l'éducation financière, la simplification du cadre réglementaire et un meilleur alignement des incitations fiscales pourraient orienter davantage l'épargne vers l'investissement productif, y compris dans le cadre du nouveau label Finance Europe, et améliorer les rendements à long terme. Des initiatives complémentaires au niveau européen - notamment l'avancement de l'Union de l'épargne et des investissements et l'approfondissement du marché unique - pourraient encore améliorer les conditions de financement et favoriser le passage à l'échelle des entreprises innovantes.
Une combination cohérente d'incitations sur le marché du travail, de politiques familiales ciblées et de développement des compétences est essentielle pour mobiliser pleinement le potentiel de la main-d'œuvre française. Face à la baisse plus rapide que prévu de la fécondité et au vieillissement de la population, dynamiser l'offre de travail nécessite de favoriser des carrières plus longues et moins fragmentées, une participation accrue des femmes et une meilleure intégration des immigrés. Il existe une marge de manœuvre pour accélérer et mieux aligner les initiatives d'éducation et de formation sur l'évolution rapide des besoins de compétences numériques, tant pour le développement que pour l'adoption de l'IA. De nouveaux progrès pourraient être réalisés en facilitant la mobilité de la main-d'œuvre intra-européenne, notamment grâce à une meilleure reconnaissance des qualifications professionnelles.
S'adapter à un paysage financier complexe
Le secteur bancaire demeure résilient, soutenu par une amélioration de la rentabilité, de solides coussins de précaution et un faible risque de crédit. Les ratios d'adéquation des fonds propres restent conformes à la moyenne de l'Union européenne et les indicateurs de liquidité demeurent robustes, tous au-dessus des exigences minimales réglementaires. Un provisionnement proactif et des taux de couverture élevés des prêts non performants continuent d'atténuer le risque de crédit. Si les expositions directes à la dette souveraine sont limitées, les conditions d'emprunt de l'État continuent néanmoins d'affecter les banques indirectement via les coûts de financement et les conditions sur les marchés financiers. Les mesures prudentielles d'encadrement de l'octroi de prêts continuent de promouvoir des pratiques de prêt prudentes et de limiter les emprunts plus risqués des ménages. Les risques liés à l'endettement élevé des entreprises non financières justifient un suivi continu mais restent maîtrisables. Les défaillances d'entreprises ont continué d'augmenter après avoir fortement progressé à la suite de la crise sanitaire à mesure que les mesures de soutien arrivaient à échéance. Toutefois, elles représentent une part limitée du portefeuille de crédit des banques, et les ratios de prêts non performants restent globalement stables.
Dans l'ensemble, les risques pour la stabilité financière restent contenus, soutenus par des efforts de supervision proactifs visant à renforcer l'ensemble d'outils de politique dans un environnement de plus en plus complexe. Le test de résistance 2025 de l'Autorité Bancaire Européenne a confirmé la résilience du secteur bancaire dans des scénarios sévères de tensions géopolitiques et de récession : toutes les grandes banques continuent de respecter leurs exigences réglementaires en matière de fonds propres, conformément aux conclusions des tests de résistance menés dans le cadre du Programme d'évaluation du secteur financier de 2025. La réserve de protection du crédit, actuellement fixée à 1 %, constitue un important coussin de capital supplémentaire, et une communication claire sur les conditions de son relâchement reste importante. Dans ce contexte, la revue récemment achevée de la stratégie macroprudentielle par le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF), qui a confirmé la pertinence du cadre existant tout en élargissant sa couverture des risques et en renforçant la communication, est bienvenue. À l'avenir, les autorités devraient continuer de veiller à ce que le HCSF dispose de l'indépendance opérationnelle nécessaire pour se concentrer sur la stabilité financière, ainsi que de pouvoirs juridiques suffisants pour répondre de manière flexible, rapide et proportionnée aux nouveaux risques qui pourraient apparaître. Les autorités devraient également continuer de renforcer de manière proactive la préparation face aux risques de cybersécurité, dans un contexte de menaces croissantes liées à l'IA.
Les vulnérabilités liées aux institutions financières non bancaires restent contenues mais justifient une surveillance continue dans un contexte d'interconnexions de plus en plus complexes. Les risques de surévaluation en France, y compris en cas de correction désordonnée sur les marchés liés à l'IA, sont atténués par la taille relativement limitée du secteur des institutions financières non bancaires et par les expositions associées. Toutefois, si le financement des entreprises par ces institutions reste modeste en proportion du total des actifs, les interconnexions entre banques et institutions financières non bancaires augmentent, notamment via un effet de levier financé par les banques dans les véhicules de crédit privé. Dans ce contexte, le test de résistance systémique en cours - le premier du genre dans l'Union européenne - devrait approfondir la compréhension des superviseurs des risques liés aux fonds d'investissement et aux interconnexions plus larges du système financier, tout en fournissant un cadre de référence au niveau européen pour des indicateurs communs, les besoins de partage de données entre autorités nationales et européennes, ainsi que pour les futurs tests de résistance systémiques.
L'équipe de la mission remercie les autorités françaises et ses autres interlocuteurs en France pour cette collaboration productive et ce dialogue constructif sur les politiques économiques.