IOM - International Organization for Migration

02/12/2026 | Press release | Archived content

Communiqué 12 février 2026 Des responsables de l'ONU se rendent en Colombie afin de réaffirmer leur soutien et trouver des solutions durables aux déplacements internes

Bogotá, 12 février 2026 - Des hauts responsables des Nations Unies spécialisés dans les déplacements internes se sont rendus en Colombie cette semaine afin de réaffirmer l'engagement des Nations Unies envers les millions de Colombiens déplacés à l'intérieur de leur propre pays et de les aider à reconstruire leur vie grâce à des solutions durables et respectueuses des leurs droits.

La Colombie est le pays qui compte le plus grand nombre de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays au monde. En effet, plus de 7 millions de personnes ont été contraintes de se déplacer au cours de ces dernières décennies, à cause des conflits, de la violence ou des catastrophes. À ce chiffre s'ajoutent 3 millions de réfugiés et de migrants supplémentaires venus du Venezuela, qui ont cherché une protection et de nouvelles opportunités en Colombie.

Les experts de l'ONU ont souligné que pour faire face à des déplacements internes d'une telle ampleur, l'aide d'urgence ne suffit pas. Il est nécessaire de mettre en place des solutions à long terme qui permettent aux familles déplacées à l'intérieur du pays non seulement de survivre, mais de vivre dans la dignité et la sécurité, et leur donnent la possibilité de contribuer à leurs communautés d'accueil.

D'une intervention d'urgence à des solutions durables

Dans le contexte des déplacements internes, trouver des « solutions durables » signifie que les personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays doivent pouvoir surmonter leur expérience du déplacement forcé. Pour cela, elles doivent être en mesure de vivre dans des conditions sûres, d'avoir accès à un logement, à un emploi et aux services de base, et de jouir pleinement de leurs droits sans discrimination, qu'elles retournent dans leur lieu d'origine, s'installent ailleurs dans le pays ou s'intègrent là où elles vivent désormais.

En Colombie, de nombreuses familles contraintes de se déplacer trouvent de plus en plus de solutions durables dans les villes et les zones urbaines, où elles reconstruisent leur vie au fil des ans. Ces solutions durables comprennent l'accès à la propriété foncière légale, à un logement adéquat, à des moyens de subsistance, à l'éducation, aux soins médicaux et à la protection sociale, ce qui profite également aux communautés qui les accueillent.

La Colombie a récemment franchi une étape importante en adoptant une politique nationale sur les solutions durables pour les personnes déplacées à l'intérieur du pays. Cette politique marque un changement dans la manière d'aborder les déplacements internes, qui ne sont plus considérés uniquement comme une urgence humanitaire, mais comme un défi en matière de développement et de consolidation de la paix qui nécessite une action coordonnée et soutenue aux niveaux national et local.

À l'écoute des institutions, des communautés et des villes

Les experts de l'ONU ont rencontré des représentants du gouvernement, des personnes déplacées, des groupes de la société civile, des agences des Nations Unies, des donateurs et des représentants communautaires afin de discuter de la mise en œuvre de politiques visant à améliorer concrètement la vie des personnes déplacées. Les réunions ont notamment rassemblé les ministères des Affaires étrangères, du Logement, des Finances et du Travail, le Département national de la planification, l'Unité des victimes, la Cour constitutionnelle, la Médiatrice nationale et des dirigeants locaux.

À Bogotá, les représentants des Nations Unies ont étudié les différentes politiques d'intégration municipales et nationales et ont rencontré les dirigeants communautaires de Ciudad Bolívar afin de comprendre comment ils traitent les problématiques liées aux déplacements internes et à la pauvreté urbaine. À Medellín, les discussions ont porté sur la manière d'intensifier la planification et les investissements afin d'améliorer le logement et les services destinés aux personnes déplacées, en s'appuyant sur les enseignements tirés du Fonds pour les solutions aux déplacements internes (IDSF). À Quibdó, dans le département du Chocó, la visite du quartier de La Victoria a mis en évidence les avantages que la légalisation des quartiers informels et l'amélioration de l'accès aux services apportent aux familles déplacées et aux communautés d'accueil.

Des solutions durables en lien avec la paix et l'action climatique

Alors que les déplacements continuent dans le pays, la délégation a également souligné l'importance de relier ces solutions durables à la mise en œuvre de l'accord de paix en Colombie et à la lutte contre les effets croissants du changement climatique et des catastrophes naturelles, qui continuent de provoquer de nouveaux déplacements.

Les Nations Unies ont réaffirmé leur engagement à continuer de travailler aux côtés des institutions colombiennes, des autorités territoriales, des communautés, de la société civile, des partenaires internationaux et du secteur privé afin que les personnes déplacées à l'intérieur du pays puissent reconstruire leur vie dans la dignité et exercer pleinement leurs droits.

La délégation comprenait des hauts représentants de l'ensemble du système des Nations Unies, notamment Mme Ugochi Daniels, Directrice générale adjointe de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) ; Mme Shoko Noda, Secrétaire générale adjointe (ASG), Administratrice assistante et Directrice du Bureau des crises du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ; M. Raouf Mazou, haut-commissaire assistant en charge des opération au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), et Mme Paula Gaviria, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les droits de l'homme des personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays. La délégation était accompagnée de Mme Mireia Villar Forner, coordinatrice résidente des Nations Unies en Colombie, et de M. Elkin Velazquez, directeur régional d'ONU-Habitat pour l'Amérique latine et les Caraïbes. Les représentants résidents en Colombie de l'OIM, du PNUD et du HCR faisaient également partie de la délégation.

Pour plus d'informations, veuillez consulter le Centre des médias de l'OIM.

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