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IMF - International Monetary Fund

03/20/2026 | Press release | Distributed by Public on 03/20/2026 13:50

Le conseil d’administration du FMI achève l’évaluation post-financement de 2026 avec la République du Congo

Washington: Le conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé l'évaluation post-financement de 2026 avec la République du Congo[1].

La croissance économique de la République du Congo s'est établie à 2,1 % en 2024 et est estimée à 2,4 % en 2025. La faiblesse des investissements publics, les perturbations de l'approvisionnement énergétique et une activité atone dans le secteur des hydrocarbures ont freiné la croissance. Le déficit du compte courant s'est creusé à 5,8 % du PIB en 2025, sous l'effet d'une baisse des cours du pétrole et des importations élevées, liées en partie aux investissements dans le secteur du gaz naturel. Après des tensions initiales sur les prix, l'inflation a ralenti pour atteindre en moyenne 2,6 % en 2025.

La discipline budgétaire s'est affaiblie en 2025 dans un contexte de forte interdépendance entre l'État et les banques, et de tensions sur les liquidités au sein des marchés régionaux des titres du Trésor. Le déficit primaire hors hydrocarbures du Congo s'est creusé à 8,7 % du PIB hors hydrocarbures en 2025. Une hausse inattendue des dépenses en biens et services a évincé les dépenses d'équipement et les transferts, tandis que les recettes ont été comprimées par la baisse des cours du pétrole, malgré une meilleure mobilisation des recettes hors hydrocarbures grâce aux améliorations enregistrées dans l'administration fiscale. Le budget approuvé pour 2026 vise à rétablir la discipline budgétaire et améliorer la qualité des dépenses en mobilisant davantage les recettes hors hydrocarbures et en réaffectant les ressources en faveur des investissements et des transferts sociaux. Les vulnérabilités liées à la dette sont restées élevées, avec un endettement public total estimé à 97,2 % du PIB à la fin de 2025. L'accumulation récente d'arriérés intérieurs et extérieurs révèle des faiblesses persistantes dans la gestion de la dette, que les autorités s'emploient à résoudre progressivement en mobilisant l'assistance technique du FMI et d'autres partenaires au développement.

La capacité de la République du Congo à rembourser le FMI est satisfaisante, mais elle est exposée à des risques élevés. Des écarts de financement importants pourraient compromettre cette capacité si les cours du pétrole et l'appétit des banques régionales pour les titres du Trésor congolais venaient à baisser.

Évaluation par le conseil d'administration[2]

Les administrateurs ont souscrit à l'orientation générale de l'évaluation effectuée par les services du FMI. Ils ont noté que les vulnérabilités budgétaires, extérieures et liées à la dette se sont intensifiées à la suite du dérapage budgétaire en 2025, des tensions croissantes sur les liquidités sur fond d'interdépendance accrue entre l'État et les banques, et d'une lenteur dans la mise en œuvre des réformes structurelles. Dans ce contexte, les administrateurs ont souligné qu'il est important de renforcer la discipline budgétaire, de poursuivre l'assainissement des finances publiques, d'accélérer les réformes structurelles porteuses de transformation, de consolider la stabilité macroéconomique, de mobiliser le soutien des partenaires du développement et de jeter les bases d'une croissante plus forte, résiliente et inclusive. Les administrateurs ont exhorté les autorités à poursuivre leur étroite collaboration avec le FMI, qui reste déterminante pour déployer ces efforts.

Les administrateurs ont convenu que la capacité du Congo à rembourser le FMI est satisfaisante, mais ont constaté des risques élevés, en particulier dus aux besoins importants de refinancement et au durcissement des conditions sur les marchés de crédit régionaux, ou en cas d'une forte chute des cours du pétrole.

Les administrateurs se sont félicités de la volonté des autorités de rétablir la discipline budgétaire et d'éviter de futurs dérapages budgétaires. Ils ont insisté sur la nécessité de renforcer la mobilisation des recettes intérieures, notamment en élargissant l'assiette fiscale, en rationalisant les exonérations fiscales et en consolidant l'administration fiscale. Ils ont souligné qu'il faut compléter ces efforts en contrôlant mieux les dépenses et en privilégiant des investissements publics propices à la croissance ainsi que des dépenses sociales ciblant les populations vulnérables. Les administrateurs ont appelé à poursuivre les progrès dans la gestion des finances publiques, et notamment à mettre pleinement en place le système d'information pour la gestion financière (SIGFIP), qui constitue une étape essentielle vers une meilleure viabilité des finances publiques.

Les administrateurs ont rappelé que, le pays étant toujours considéré en situation de surendettement, il est crucial de renforcer la gestion de la dette pour éviter l'accumulation de nouveaux arriérés et assurer la viabilité de la dette. Ils ont préconisé une meilleure planification du service de la dette, de l'apurement des arriérés et des émissions de dette, renforcée par une meilleure coordination entre les organismes publics et une transparence accrue de la dette publique. Le recours à des financements concessionnels demeure primordial.

Les administrateurs ont encouragé les autorités à poursuivre les réformes destinées à renforcer davantage la gouvernance, la transparence et les dispositifs de lutte contre la corruption, afin de stimuler l'investissement du secteur privé et une croissance créatrice d'emplois. Ils ont en outre souligné l'importance d'un renforcement de la supervision bancaire et du respect des normes prudentielles compte tenu de l'exposition accrue au risque souverain.

[1] À l'issue d'un programme appuyé par des prêts du FMI, les pays bénéficiaires sont susceptibles de faire l'objet d'une évaluation post-financement (EPF). L'objectif est de déterminer les risques pour la viabilité de leur économie à moyen terme et de déceler rapidement ceux qui pèsent sur le bilan du FMI. Pour obtenir des détails complémentaires, cliquer ici.

[2] À l'issue des délibérations, la Directrice générale, en qualité de présidente du conseil d'administration, résume les opinions des administrateurs, et ce résumé est communiqué aux autorités du pays. Une explication des termes utilisés dans ledit résumé se trouve ici : https://www.imf.org/external/french/np/sec/misc/qualifiersf.htm.

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