10/02/2026 | Press release | Distributed by Public on 10/02/2026 04:28
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La France et le Japon jouent ensemble un rôle moteur dans l'amélioration de la santé mondiale. Nous partageons les mêmes objectifs et disposons d'une expertise scientifique historique et complémentaire. Approfondir notre coopération scientifique, c'est contribuer à l'amélioration de la santé mondiale. Le président de la République française, Emmanuel Macron, et la Première ministre du Japon, Sanae Takaichi, s'y sont engagés dans la déclaration conjointe franco-japonaise sur la santé mondiale, adoptée en avril 2026. La décision par la France d'ouvrir à Tokyo le bureau à vocation régionale de l'Institut français de la santé et de la recherche médicale (Inserm) concrétise cet engagement, et renforce le partenariat d'exception entre nos deux pays.
Connecter, accélérer et changer d'échelle. Voici les trois piliers de la nouvelle impulsion stratégique que l'Inserm souhaite donner à ses partenariats internationaux avec l'Asie. Intelligence artificielle, maladies émergentes, vieillissement en bonne santé, cancers; la recherche biomédicale doit continuer à s'ouvrir et se structurer pour répondre au plus vite aux enjeux de santé à l'échelle mondiale.
Changer d'échelle :
Cette implantation à Tokyo s'appuie sur des partenariats déjà structurants dans la région. À Singapour, l'Inserm collabore avec la National University of Singapore, la Nanyang Technological University et l'agence A*STAR sur le vieillissement, les technologies pour la santé et les maladies métaboliques et infectieuses. En Chine, la coopération avec l'Académie chinoise des sciences sur le vieillissement en bonne santé franchit une nouvelle étape avec les premiers échanges de post-doctorants. À Taïwan, le Centre franco-taïwanais de coopération biomédicale, développé avec la National Taiwan University, fédère des collaborations en technologies pour la santé et en oncologie. Enfin, en Corée du Sud, les échanges récents avec le Korea Research Institute of Bioscience and Biotechnology et la Korea Disease Control and Prevention Agency ouvrent des perspectives prometteuses.
Incarnant cette nouvelle stratégie, quatre partenariats scientifiques franco-japonais de très haut niveau seront dévoilés le 2 octobre à Tokyo à l'Ambassade de France au Japon, à l'occasion de l'ouverture officielle du bureau de représentation de l'Inserm en Asie. Ils seront signés par Didier Samuel, PDG de l'Inserm et ses homologues japonais : Kyoko Nozaki, vice-présidente exécutive du RIKEN, Hiroshi Toshiyoshi, DG de l'lnstitute of lndustrial Science de l'Université de Tokyo, Hitoshi Nakagama, Président de la Japan Agency for Medical Research and Development et Yoshito Oshima, Président du National lnstitute for Environmental Studies (NIES).
Symbole de cette ouverture vers l'Asie, le Prix Inserm International 2026 sera décerné à Noboru Mizushima, chercheur japonais de renommée mondiale dans le domaine de l'autophagie, fonction majeure de nos cellules qui leur permet d'éliminer leurs constituants inutiles, défectueux ou toxiques, et de recycler ceux qui peuvent l'être.
550: C'est le nombre de co-publications scientifiques franco-japonaises annuelles à l'Inserm, en augmentation rapide (+27% depuis 2023).
Le choix d'ouvrir à Tokyo le bureau de représentation en Asie de l'Inserm est le témoin de la volonté de l'institut de renforcer nos coopérations avec le Japon et de contribuer aux engagements pris par nos deux pays. Concrétisation immédiate de cette volonté, quatre nouveaux accords seront signés avec des partenaires prestigieux le 2 octobre 2026, à l'occasion une journée d'échanges scientifiques et institutionnels organisée par l'Inserm à l'Ambassade de France au Japon :
Pour le Pr Didier Samuel, PDG de l'Inserm « l'Inserm entretient des liens institutionnels forts avec le Japon, essentiels à son action internationale. Ce bureau à Tokyo nous permettra de renforcer des collaborations scientifiques déjà structurées et d'en créer de nouvelles sur des enjeux de santé particulièrement importants, comme la santé des enfants ou l'intelligence artificielle. »
L'Ambassadrice de France, Béatrice le Fraper du Hellen, souligne que « six mois après la visite officielle du président de la République au Japon, l'ouverture du bureau de l'Inserm à Tokyo vient ajouter une nouvelle pierre à l'édifice de nos partenariats scientifiques avec le Japon. C'est une nouvelle étape pour la présence française au Japon et pour le rayonnement de notre collaboration dans la recherche en santé, dont nous savons qu'elle est indispensable à l'avenir de nos sociétés. »
Selon Yoshito Oshima, le Président du NIES,« cet accord fera progresser notre compréhension de l'influence des facteurs environnementaux sur la santé et le développement des enfants. Grâce à des échanges concernant l'étude japonaise sur l'environnement et les enfants (JECS) et la cohorte française Filomene, nous identifierons des opportunités de recherche collaborative. Notre ambition commune est de produire des preuves qui aident à créer des environnements plus sains pour les enfants au Japon, en France et au-delà. »
Pour Kyoko Nozaki, Vice-présidente exécutive du RIKEN, « les recherches en sciences de la vie menées au RIKEN partagent un objectif commun : découvrir les mécanismes qui régissent la vie et appliquer ces découvertes pour relever les défis mondiaux en matière de santé. En combinant l'excellence de l'Inserm en sciences médicales avec les forces du RIKEN en sciences de la vie, et en IA, nous pouvons stimuler l'innovation dans le domaine de la santé et de la médecine. »
Le Directeur général Hiroshi Toshiyoshi estime que « L'Jnstitute of Jndustrial Science accorde une importance particulière à la coopération internationale avec l'Europe, notamment avec la France. Avec la signature de cet accord d'échange et l'ouverture du bureau INSERM à Tokyo, nous nous attendons à une accélération supplémentaire des recherches appliquées en biologie et médecine dans le domaine des micro et nanotechnologies. »
Pour l'AMED, « la France est leader mondial et un partenaire clé dans le domaine de la recherche médicale et sanitaire, Avec cet accord, l'AMED approfondira sa collaboration avec l'Inserm, favorisant ainsi les recherches conjointes et les échanges entre chercheurs. En combinant les forces et les connaissances exceptionnelles du Japon et de la France, cela contribuera à la création de nouvelles connaissances scientifiques et à la promotion de l'innovation médicale. »
À propos de l'Institut des sciences industrielles de l'Université de Tokyo (UTokyo-IIS)
L'Institut des sciences industrielles de l'Université de Tokyo (UTokyo-IIS) est l'un des plus grands instituts de recherche rattachés à une université au Japon. L'UTokyo-IIS compte plus de 120 laboratoires de recherche, chacun dirigé par un membre du corps enseignant, et rassemble plus de 1 200 membres (environ 400 membres du personnel et 800 étudiants) qui participent activement à l'enseignement et à la recherche. Ses activités couvrent la quasi-totalité des domaines de l'ingénierie. Depuis sa création en 1949, l'UTokyo-IIS s'efforce de combler les fossés considérables qui existent entre les disciplines universitaires et les applications concrètes.
À propos de l'Agence japonaise pour la recherche et le développement médicaux (AMED)
Créée en 2015, l'Agence japonaise pour la recherche et le développement médicaux (AMED) est la principale agence de financement de la recherche et du développement médicaux au Japon. L'AMED apporte un soutien continu tout au long du processus d'innovation, de la recherche fondamentale à l'application clinique, dans le but de faire progresser l'innovation médicale. Grâce à des partenariats internationaux stratégiques et à des initiatives de recherche collaborative, l'AMED s'efforce de promouvoir l'internationalisation de la recherche et du développement médicaux et de soutenir les efforts visant à relever les défis sanitaires mondiaux.
À propos du RIKEN
Le RIKEN est le principal institut de recherche scientifique multidisciplinaire du Japon. Chaque année, plus de 2 500 articles rédigés par des chercheurs du RIKEN sont publiés dans des revues scientifiques et technologiques de premier plan, couvrant un large éventail de disciplines, notamment la physique, la chimie, la biologie, l'ingénierie, l'informatique, l'intelligence artificielle et les sciences médicales. L'environnement de recherche du RIKEN, ainsi que l'importance particulière accordée à la collaboration interdisciplinaire et à l'ouverture sur le monde, lui ont valu une réputation mondiale d'excellence scientifique.
À propos de l'Institut national des études environnementales (NIES)
L'Institut national des études environnementales (NIES) joue un rôle central dans la gestion des enjeux environnementaux au Japon grâce à des travaux de recherche intégrés couvrant un large éventail de domaines, tant au niveau local qu'à l'échelle mondiale. Des chercheurs dotés d'expertises variées mènent des travaux interdisciplinaires, allant de la recherche fondamentale à la recherche visant à résoudre des problèmes environnementaux complexes. Plus de 80 % des chercheurs du NIES sont titulaires d'un doctorat.
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