03/18/2026 | News release | Distributed by Public on 03/19/2026 11:10
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Ces 5,2 milliards de coupes ne sont pas de simples lignes comptables. Il s'agit par exemple de la baisse des salaires du personnel fédéral et des suppressions d'emplois ; la diminution du financement des universités, des HES et des écoles polytechniques fédérales, qui risque de se traduire par des hausses de taxes ; la diminution de la subvention au Fonds national suisse qui aura pour conséquence la suppression massive de postes et de projets de recherche ; la réduction de l'aide sociale aux personnes réfugiées et requérantes d'asile ou encore des coupes dramatiques dans l'aide humanitaire et la coopération internationale.
Par ce choix politique, et alors que les comptes 2025 se sont soldés par un excédent, la majorité de droite asphyxie les services publics et la population avec.
La privatisation progresse, nos conditions de vie régressent
La minorité de gauche se félicite quant à elle d'avoir réussi à limiter les dégâts dans les Chambres et renonce, parfois en dernière minute, à la bataille référendaire pourtant déjà sur les rails. Avec le référendum, «il y aurait plus à perdre qu'à gagner».
Or, avec l'adoption du Programme d'allégement budgétaire, nous n'avons rien gagné, hormis un renforcement des inégalités sociales, davantage de précarité et des services publics affaiblis. Ces coupes auront des effets très concrets sur notre environnement, sur les conditions de travail et sur l'accès et la qualité des prestations.
Sans un front de gauche uni et combatif, la seule victoire se situe bel et bien du côté du bloc bourgeois. Karin Keller Sutter, qui a désormais les mains libres, annonce d'ores et déjà qu'un nouveau programme d'austérité est à prévoir à l'horizon 2029 et que les coupes refusées dans le PAB27 devront être reportées dans le cadre du budget 2027. Et ces mesures fédérales viennent s'additionner aux attaques portées sur le service public au sein des cantons et des communes.
Le renforcement de notre action syndicale est donc plus nécessaire que jamais. Nous devons continuer à nous organiser, partout où c'est possible, pour mettre un terme à cette spirale austéritaire et réussir à dépasser la posture défensive pour enfin décrocher de nouvelles avancées en faveur de la justice sociale.
La bataille que nous avons initiée dans les secteurs visés par le PAB27, en particulier dans les hautes écoles, n'est pas vaine. Bien au contraire. D'abord, elle a permis d'exercer une certaine pression sur les parlementaires, y compris à droite, qui ont fini par réduire quasi de moitié les coupes prévues dans le domaine de la formation, de la recherche et de l'innovation. C'est totalement insatisfaisant, mais suffisamment rare pour le mentionner. Surtout, les collectifs que nous avons constitués et l'expérience militante acquise cette dernière année nous serviront pour reprendre sans tarder la mobilisation, cette fois vis-à-vis des cantons, pour exiger qu'ils amortissent le choc. Ils en ont les moyens.
Contre l'austérité, restons solidaires et mobilisé·es !