Government of the Grand Duchy of Luxembourg

03/18/2026 | Press release | Distributed by Public on 03/18/2026 01:42

Serge Wilmes au Conseil 'Environnement' de l'Union européenne à Bruxelles

Le ministre de l'Environnement, du Climat et de la Biodiversité, Serge Wilmes, a participé à la réunion du Conseil "Environnement" de l'Union européenne (UE), le 17 mars 2026, à Bruxelles. À l'ordre du jour ont figuré des discussions et décisions concernant la révision des normes d'émission de CO2 pour les voitures et les camionnettes, la stratégie de l'UE pour la bioéconomie, l'action climatique après 2030, ainsi que la diplomatie environnementale internationale.

Révision des normes d'émission de CO₂ pour les voitures et les camionnettes

Les ministres de l'Environnement de l'UE ont tenu un débat d'orientation sur la modification du règlement relatif aux normes d'émissions de CO2 pour les voitures et les camionnettes. Dans cette proposition de modification de décembre 2025, la Commission européenne a notamment proposé une réduction des objectifs qui sont actuellement en vigueur pour l'industrie automobile pour 2030 et 2035 (de 100% à 90%) et l'introduction de différentes flexibilités et options technologiques pour les constructeurs, les incitant notamment à utiliser de l'acier bas-carbone et "produit en UE".

Dans ce contexte, le ministre Serge Wilmes fait le lien avec la crise actuelle au Proche et au Moyen-Orient, nous rappelant aussi notre vulnérabilité et dépendance aux importations d'énergies fossiles. Il souligne l'importance de faire progresser ensemble compétitivité et décarbonation, et l'accélération de notre transition climatique, et notamment de l'électrification de notre économie, fondée sur les énergies renouvelables, comme meilleure stratégie de résilience et d'indépendance économique.

Le ministre Serge Wilmes s'est montré très critique face aux approches hésitantes ou contradictoires de l'actuelle politique européenne, qui créent de l'incertitude et risquent de déplacer les investissements nécessaires pour cette transition hors de l'Europe. Pour le ministre, cela ne fera que ralentir l'UE dans la course globale pour la mobilité électrique.

Dans un contexte de positions fort divergentes au Conseil, le ministre se montre néanmoins prêt à s'engager de manière constructive dans la recherche d'un compromis, à condition que celui-ci reste cohérent avec les objectifs climatiques de l'UE. Il reconnait également une potentielle valeur ajoutée réelle des flexibilités proposées pour l'utilisation de certificats pour l'acier bas carbone ou les incitations pour les petites voitures électriques. Alors qu'il réserve sa position concernant le volet "made in EU", en attendant une analyse plus approfondie, il affiche son intérêt dans l'approche et soutient que cela doit être dûment discuté et considéré au cours des négociations sur ce dossier. Le ministre se montre également positif par rapport à la proposition de mise à jour de l'étiquetage des véhicules mis en vente, pour être mieux adaptée à l'évolution de l'offre sur le marché de véhicules zéro-émissions. Pour le ministre, une information claire et transparente est indispensable pour les consommateurs et assurer le bon fonctionnement du marché intérieur.

Action climatique après 2030

Les ministres en charge du climat ont également procédé à un échange de vues sur les principaux éléments du futur cadre législatif visant à mettre en oeuvre l'objectif climatique de l'Union européenne pour 2040.

Dans ce contexte, le ministre Serge Wilmes a souligné que l'architecture post-2030 devait être incitative, offrir de la visibilité aux entreprises, et assurer une transition socialement équitable pour nos concitoyens. Le système d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre (SEQE) en restera la pierre angulaire. Il devra toutefois être adapté, notamment pour garantir des conditions de concurrence équitables et pour soutenir davantage la modernisation et la décarbonation de nos industries.

Concernant les flexibilités que la Commission devra intégrer dans ses propositions législatives, le ministre a insisté sur le fait que les politiques climatiques de l'Union européenne devaient être calibrées sur un objectif de réduction des émissions nettes de 90%: "Les flexibilités doivent avant tout servir à faciliter les réductions d'émissions sur le territoire européen de manière coût efficace, afin que les États membres ne soient pas nécessairement contraints de recourir à des crédits internationaux."

Le Luxembourg a ainsi rejoint le camp des États membres qui plaident pour un cadre soutenant la compétitivité de nos économies tout en maintenant une ambition climatique forte.

Stratégie européenne pour la bioéconomie

Les ministres ont adopté des conclusions du Conseil relatives à la nouvelle stratégie de l'UE en matière de bioéconomie.

Tout en reconnaissant que la bioéconomie représente une opportunité pour réduire la dépendance aux énergies fossiles et renforcer tant notre autonomie comme notre compétitivité, Serge Wilmes a insisté dans son intervention qu'il est essentiel pour la crédibilité et le succès de la stratégie d'intégrer les limites écologiques.

Lors des négociations, le Luxembourg a mis en exergue que la stratégie doit aborder plus directement la concurrence croissante pour la biomasse durable, et garantir une allocation optimale entre les différents usages (principe de l'utilisation en cascade), tout en tenant compte des impératifs de biodiversité et de restauration de la nature.

Dans le même ordre d'idées, le ministre a insisté sur l'importance clé de critères de durabilité clairs et cohérents, ainsi que la reconnaissance du rôle des forêts comme puits de carbone et fournisseurs des services écosystémiques dont nous dépendons tous.

Diplomatie environnementale internationale

Lors de l'échange de vues consacré à la collaboration stratégique entre l'UE et ses États membres dans le domaine de la diplomatie environnementale mondiale, le ministre Serge Wilmes a réaffirmé l'importance de la science et de ses conclusions, de plus en plus remises en question. Il a plaidé en faveur d'une diplomatie proactive et systématique, s'appuyant sur des narratifs clairs et solides afin de construire des alliances fortes, capables d'influencer les négociations internationales.

Il a également mis en avant le rôle essentiel du Programme des Nations unies pour l'environnement, véritable pilier du multilatéralisme environnemental et garant de la crédibilité scientifique au sein du système onusien. Dans ce contexte, la réforme dite "ONU80" représente, selon lui, une opportunité majeure pour renforcer l'efficacité, la cohérence et l'impact des Nations unies, tout en maintenant l'action climatique et la protection de l'environnement au coeur de leurs priorités.

Communiqué par le ministère de l'Environnement, du Climat et de la Biodiversité

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