10/14/2025 | News release | Distributed by Public on 10/14/2025 13:37
Le rapport intitulé Delivering the UAE Consensus: Tripling renewable power and doubling energy efficiency by 2030 est publié par l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) - une agence intergouvernementale -, la présidence brésilienne de la COP30 et l'Alliance mondiale pour les énergies renouvelables (GRA).
Le constat est sans appel : la production d'énergies renouvelables n'a jamais été si grande, mais ces progrès sont insuffisants pour atteindre les paliers fixés deux ans plus tôt, durant la COP28 aux Emirats arabes unis.
En 2024, les ajouts de capacité renouvelable mondiale ont atteint un niveau sans précédent de 582 GW. Cela reste toutefois insuffisant pour respecter l'objectif du Consensus de la COP 28 aux Émirats arabes unis, qui vise à tripler les énergies renouvelables pour atteindre 11,2 TW d'ici 2030.
Ces paliers sont primordiaux dans un contexte de réchauffement climatique, lié en grande partie aux gaz à effet de serre émis par les énergies fossiles.
« Le monde a battu des records en matière de capacité renouvelable, mais les records seuls ne suffiront pas à maintenir l'objectif de 1,5 °C [de réchauffement global, fixé par l'Accord de Paris en 2015] », a souligné le Directeur général de l'IRENA, Francesco La Camera.
Au-delà des énergies renouvelables, le rapport souligne le besoin urgent d'investir dans les réseaux, les chaînes d'approvisionnement et la fabrication de technologies vertes pour l'énergie solaire, l'énergie éolienne, les batteries et l'hydrogène.
Si les investissements dans les énergies renouvelables ont augmenté de 7 % en 2024, les financements restent bien en deçà des niveaux nécessaires pour constituer des projets solides et durables.
Le rapport appelle à une action urgente pour :
Le rapport estime également que les pays du G20 devraient représenter plus de 80 % des énergies renouvelables mondiales d'ici 2030, tandis que les économies développées les plus riches du G7 devraient assumer un rôle de premier plan en portant leur part à environ 20 % de la capacité mondiale au cours de cette décennie.
À la lumière des conclusions du rapport, le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a estimé que la révolution de l'énergie propre était « inéluctable », notant que « les énergies renouvelables sont déployées plus rapidement et à moindre coût que les combustibles fossiles, ce qui stimule la croissance, l'emploi et l'accès à une énergie abordable ».
Il a appelé « à intensifier, augmenter et accélérer la transition énergétique juste - pour tous, partout ».
Selon Ben Backwell, président de l'Alliance mondiale pour les énergies renouvelables, « le secteur privé est le moteur de la transition énergétique, puisqu'il fournit les trois quarts des investissements mondiaux dans les énergies propres », mais il a besoin « de plans gouvernementaux à long terme qui correspondent aux ambitions nationales ».