03/27/2026 | News release | Archived content
Le 28 mars 2026, à l'occasion de la visite officielle du pape Léon XIV à Monaco, un dispositif particulier de sûreté aérienne (DPSA) sera déployé par l'armée de l'Air et de l'Espace (AAE) à la demande du gouvernement princier.
Tout au long de l'année, 24h/24, 7j/7, l'AAE assure la protection du territoire national via la posture permanente de sûreté aérienne (PPSA). Cette mission vise à lutter contre les menaces venues des airs et/ou à assister des appareils en difficulté (perte de moyens de communication ou mauvaises conditions météorologiques par exemple). Lors de grands événements, comme les Jeux olympiques et paralympiques 2024 ou le tir inaugural de la fusée européenne Ariane 6, cette posture est renforcée. L'AAE, via son Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), déploie ainsi des bulles de protection (appelées DPSA).
Le 28 mars 2026, à la demande du gouvernement princier de Monaco et au vu du traité franco-monégasque du 24 octobre 2002, les forces françaises assureront ainsi la sécurisation de la visite du pape Léon XIV. À ce titre, plusieurs aéronefs seront engagés : avion de chasse Rafale, hélicoptère Fennec, avion radar E3-F AWACS et ravitailleur A330 MRTT Phénix. Ce renforcement des moyens de détection et d'intervention permet d'interdire temporairement toute pénétration d'aéronef dans un espace déterminé. Ce DPSA sera suivi depuis la base aérienne 942 de Lyon-Mont Verdun, abritant le CDAOA et son Centre Air de planification et de conduite des opérations et de défense aérienne (CAPCODA).
Au poste de commandement monégasque, une équipe d'Aviateurs sera en charge de coordonner l'ensemble des moyens de lutte antidrone (de l'AAE, mais aussi de la Police nationale, de la Gendarmerie nationale et de la Marine nationale). En parallèle, l'hélicoptère Fennec disposera d'une configuration duale : il pourra à la fois faire des missions de défense aérienne comme de lutte antidrone. L'appareil est complémentaire des avions de chasse, puisqu'il peut intervenir face à des menaces relativement lentes et évoluant à basse altitude. À son bord, deux tireurs embarqués seront équipés d'un fusil brouilleur NEROD-RF qui permet notamment d'interrompre la liaison entre un drone et son télépilote.