European Commission Representation in Belgium

05/07/2026 | Press release | Distributed by Public on 05/08/2026 08:51

Flash Calciner Mol s’oriente vers un ciment bas carbone avec le soutien de l’Europe

Le béton est l'un des matériaux les plus fabriqués et utilisés par l'homme. Étant donné qu'il nécessite de grandes quantités de ciment, les constructions à base de béton ont toutefois une incidence élevée sur le climat. La production de ciment est responsable, avec les industries sidérurgique et chimique, de la plupart des émissions industrielles de CO2. Avec près de 800 kg d'émissions de CO2 par tonne pour le ciment traditionnel, la production est très nocive pour l'environnement. Le secteur du ciment est conscient de ce problème et a élaboré un plan pour parvenir à la neutralité climatique d'ici à 2050.

L'un des éléments de cette feuille de route est la transition du ciment traditionnel au nouveau ciment, avec des substituts de ciment à l'incidence en CO2 réduite. L'institut flamand pour la recherche technologique VITO répond à cette demande avec le Calciner Flash.

La technique permet de porter brièvement des flux résiduels riches en argile à une température comprise entre 600 et 900 °C. Ce qui sort du four est de l'argile calcinée. Cette argile peut remplacer jusqu'à 30 % (voire plus) du ciment standard sans perdre cette résistance.

Les avantages de la calcination sont doubles : elle contribue à réduire considérablement les émissions de CO2 provenant de la production de ciment et fournit une solution pour les flux résiduels riches en argile qui seraient autrement perdus. Le dragage, l'excavation ou l'assainissement des sols impliquent souvent l'extraction ou l'excavation de flux résiduels très riches en argile qui n'ont jusqu'à présent presque pas été exploités.

Des infrastructures de recherche collaborative

La calcination des flux résiduels riches en argile est donc une alternative très intéressante, mais l'industrie n'avait jusqu'à présent pas eu la possibilité d'étudier ni de tester les propriétés des flux résiduels calcinés. C'est désormais possible dans le Flash Calciner. En effet, cette nouvelle infrastructure peut être utilisée à des fins de recherche collaborative, ou de recherche dans le cadre d'un projet. L'industrie peut non seulement y réaliser des essais mais aussi faire étudier les propriétés des flux résiduels et même tester d'autres ciments de substitution pour la réalisation de mortiers et bétons.

«L'installation pilote Flash Calciner permet de développer de nouveaux ciments bas carbone à base de flux résiduels riches en argile, ce qui permet au VITO d'œuvrer en faveur de la réduction de l'impact environnemental du bâti», résume Liesbet Van den Abeele, coordinatrice du projet.

Thomas de Béthune, représentant de la Commission européenne en Belgique, est également impressionné. «Le Flash Calciner est une pièce importante du puzzle pour la réalisation de notre objectif européen de neutralité climatique à l'horizon 2050. La production de ciment traditionnel représente 5 % à 8 % de nos émissions mondiales de CO2, et si nous pouvons les réduire de 30 % grâce aux alternatives durables et de qualité que le Flash Calciner peut désormais tester, nous sauverons à plus d'un titre la planète. Nous sommes heureux de contribuer ici, avec l'Union européenne, aux technologies de pointe en Flandre et en Europe. Nous écrirons bientôt une histoire durable pour le secteur de la construction.»

Création

En 2020, le VITO, mandaté par l'OVAM, l'agence publique flamande de gestion des déchets, a procédé à un examen des flux de déchets flamands susceptibles d'être utilisés pour remplacer le ciment.

Un flux résiduel important qui semblait prometteur était la fraction argileuse des déblais de dragage qui est déversée chaque année. Le VITO a mené des recherches intensives, commanditées par le gouvernement flamand, afin d'activer ce flux pour en faire un substitut approprié du ciment. Les déblais de dragage du port d'Anvers sont traités par la division des accès maritimes sur le site d'AMORAS. Le sable est retiré et mis à disposition en tant que sable de construction, tandis que la fraction riche en argile est pressée pour former des gâteaux de filtration qui sont stockés sur un site voisin. Les gâteaux de filtration ont une composition assez constante, idéalement adaptée pour être transformées en substituts de ciment par calcination.

Le montant total du projet s'élève à environ 900 000 EUR. Le FEDER y contribue par une subvention de 238 200 EUR.

Pour en savoir plus

Détails

Date de publication
7 mai 2026
AuteurReprésentation en Belgique
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