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03/20/2026 | Press release | Distributed by Public on 03/20/2026 12:57

Rétablissement de la Mat 1 Sonia Bitca après une tumeur cérébrale : une histoire de résilience

Rétablissement de la Mat 1 Sonia Bitca après une tumeur cérébrale : une histoire de résilience

Le 20 mars, 2026 - La Marine royale canadienne

La matelot de 1re classe Sonia Bitca se tient sur le quai aux côtés de soldats ghanéens responsables de la sécurité du NCSM Moncton.

Légende

La matelot de 1re classe Sonia Bitca se tient sur le quai aux côtés de soldats ghanéens responsables de la sécurité du NCSM Moncton.

Pendant la pandémie de COVID-19, elle a commencé à ressentir une odeur persistante que personne d'autre ne percevait.
« Je sentais des choses qui n'existaient pas, » dit-elle. « Je demandais si quelqu'un faisait des rénovations ou peignait, et mon partenaire me disait qu'il n'y avait rien. »

Une évaluation médicale a mené à une IRM, qui a révélé une importante tumeur intracrânienne d'environ huit centimètres de diamètre. La tumeur a ensuite été diagnostiquée comme étant un méningiome, une croissance non maligne située sur les méninges, les membranes qui entourent le cerveau. Les méningiomes sont connus pour leur croissance lente et sont plus fréquents chez les femmes, car ils peuvent être liés à des facteurs hormonaux. Les neurochirurgiens estiment que la tumeur se développait probablement depuis près de deux décennies avant d'être découverte.

En quelques semaines, sa routine est passée des fonctions navales aux consultations en neurochirurgie.

Sa première craniotomie a eu lieu en février 2021 et a duré environ 20 heures. L'équipe chirurgicale travaillait en rotation afin de retirer autant de tumeur que possible en toute sécurité.

Trois semaines plus tard, elle a subi une deuxième craniotomie d'environ 15 heures afin de poursuivre l'exérèse.

Au cours de l'intervention, elle a subi un AVC qui a affecté son côté gauche, y compris sa vision, son équilibre et sa coordination. Comme l'AVC s'est produit alors qu'elle était toujours en salle d'opération, l'équipe médicale a pu intervenir immédiatement et en limiter les effets à long terme.

« J'avais la vision floue et double, et je ne voyais pas les marches quand je descendais les escaliers, » explique Mat 1 Bitca.

Même si la convalescence après une chirurgie cérébrale peut sembler intimidante, le chemin vers le rétablissement reposait sur des routines simples et constantes.

« J'ai essayé de commencer par de petites choses, » dit-elle. « Me lever, marcher dans la maison, faire la vaisselle, puis marcher dehors de plus en plus. »

Une orthoptiste lui a fourni des exercices ciblés de mouvements oculaires afin de rétablir la mise au point et la perception de la profondeur. Elle marchait à l'extérieur sur de courtes périodes, augmentant graduellement la durée à mesure que sa confiance revenait. De légers exercices de mobilité de la mâchoire ont aidé à retrouver un mouvement confortable du côté affecté.

Les progrès se sont faits lentement, une petite amélioration à la fois.

Elle tenait un journal, une habitude encouragée lors du programme de formation En route vers la préparation mentale avant les déploiements. L'écriture l'aidait à organiser ses pensées et à suivre ses progrès physiques à une période où les restrictions liées à la COVID-19 rendaient la convalescence plus isolante.

Le soutien de son milieu de travail a également joué un rôle important durant son rétablissement. Des collègues, tant militaires que civils, prenaient régulièrement de ses nouvelles et lui envoyaient des messages d'encouragement. Ses supérieures de l'époque, l'adjudante Julie Grandmaison et la Maître de 1re classe Natacha Price, sont demeurées en contact régulier tout au long de son congé médical, l'aidant à naviguer les exigences administratives et à planifier son retour progressif au travail et à un horaire régulier.

L'aumônier de l'unité a aussi communiqué avec sa famille peu après la chirurgie et a ensuite pris de ses nouvelles durant sa convalescence, offrant un soutien supplémentaire.

Son parcours médical a interrompu une carrière qu'elle avait travaillée fort à bâtir après avoir immigré au Canada depuis la Roumanie. Bien qu'elle ait toujours été attirée par le service naval, cette voie n'était pas accessible pour elle en tant que jeune femme dans son pays d'origine.

« J'ai toujours été attirée par la Marine, » dit-elle.

Après s'être établie à Québec en 2005 et avoir obtenu plus tard la citoyenneté canadienne, elle s'est enrôlée dans la Marine royale canadienne en 2012.

Elle a d'abord servi comme pératrice d'équipement d'information de combat (Marine) avant de changer de métier pour devenir cuisinière, souhaitant travailler plus étroitement avec l'équipage tout en restant en mer.

« La salle des opérations est sombre et silencieuse en permanence, » explique Mat 1 Bitca. « Dans la cuisine, il y a de la lumière, de la musique et de l'interaction. Et la nourriture fait une différence pour le moral. »

Les déploiements à bord des navires canadiens de Sa Majesté Charlottetown, Kingston et Moncton ont façonné son sentiment d'appartenance en uniforme, rendant la transition soudaine de marin à patiente particulièrement difficile.

En mars 2024, elle a subi une troisième craniotomie pour retirer les résidus de tissu tumoral. Bien qu'elle connaisse alors le processus de réadaptation, le rétablissement a exigé la même patience et la même rigueur que précédemment.

Elle marchait quotidiennement, suivait son programme de physiothérapie et continuait à tenir son journal. Elle maintenait également une routine régulière dans un ranch local, où la présence des chevaux lui procurait calme et familiarité, contribuant à son rétablissement.

À mesure que ses forces revenaient, elle a graduellement réintégré le service. Des fonctions administratives à titre de gardienne de caserne temporaire en 2024 l'ont aidée à retrouver un rythme stable avant de retourner au travail de cuisine dans des environnements adaptés à son rétablissement.

Au début de 2025, elle a appuyé des techniciens et techniciennes en recherche et sauvetage au terrain de camping du lac Jarvis, puis a participé à l'exercice NORDIC WARRIOR.

Chaque retour en uniforme renforçait son sentiment d'appartenance à l'organisation qui l'avait soutenue à travers d'importants défis médicaux.

En avril 2025, elle était entièrement rétablie dans son service de classe A à l'unité de la Réserve navale NCSM Montcalm, participant activement au programme d'instruction de la division, y compris aux activités communautaires de recrutement. Cet été-là, elle a commencé à cuisiner pour la Garde côtière canadienne, naviguant dans les eaux canadiennes et contribuant à des missions scientifiques et environnementales aux côtés de nouveaux équipages.

En février 2026, elle s'est jointe à l'équipe féminine de volleyball de la Base des Forces canadiennes Valcartier, continuant de reconstruire sa force et sa coordination tout en soutenant la participation de l'équipe.

Son expérience médicale a transformé la façon dont elle perçoit les gens autour d'elle. Elle dit qu'elle écoute davantage et reconnaît plus rapidement que toutes les épreuves ne sont pas visibles.

La cicatrice chirurgicale qu'elle porte a suscité des conversations avec des collègues qui partagent discrètement leurs propres expériences de blessure ou de maladie. Ces échanges ont approfondi sa compréhension de la résilience qui existe au sein de la Marine, souvent à l'abri des regards.

Lorsqu'on lui demande ce qu'elle dirait à un jeune marin confronté à une crise médicale ou personnelle, elle répond que la routine et le sentiment de but ont été essentiels tout au long de son rétablissement.

La marche, l'écriture et le temps passé autour des chevaux l'ont aidée à rester ancrée, et elle encourage les autres à trouver ce qui leur apporte le même soutien constant.

À travers trois chirurgies, un AVC et des mois de réadaptation, la Mat 1 Bitca a reconstruit à la fois sa force et sa confiance.

De son immigration au Canada à son retour aux fonctions opérationnelles après un traitement médical majeur, elle est demeurée concentrée sur sa contribution à l'équipe qui l'a d'abord attirée vers l'uniforme.

« J'aime faire partie de quelque chose de plus grand, » dit-elle. « La Marine m'a offert des possibilités que je n'aurais jamais imaginées.

« Après tout ce qui est arrivé, je suis encore ici. »

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2026-03-20
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