06/20/2026 | Press release | Distributed by Public on 06/20/2026 03:17
12 000 nouveaux cas d'insuffisance rénale sont déclarés chaque année en Côte d'Ivoire.
Face à la progression de la maladie, le gouvernement ivoirien renforce l'accès aux soins en rapprochant les centres d'hémodialyse des populations. Cette politique permet aux patients de se faire traiter près de chez eux.
À Daloa, un centre d'hémodialyse est opérationnel depuis septembre 2024 au sein du Centre hospitalier régional. Une soixantaine de patients y sont pris en charge. Ils n'ont plus besoin de se rendre à Yamoussoukro ou à Abidjan pour leurs séances.
« Avant l'ouverture du centre, je me rendais à Yamoussoukro le matin et je rentrais le soir après ma séance. Cela me coûtait cher et je rentrais chez moi épuisée », confie Massita Koné, femme du troisième âge rencontrée après sa séance de dialyse au centre de Daloa.
Aboisso dispose aussi d'un centre d'hémodialyse, ouvert en 2023. Ici, comme dans toutes les structures publiques du pays, la séance d'hémodialyse coûte 1 750 FCFA grâce à une subvention de l'État.
« Il y a quelques années, je me soignais dans un hôpital privé. Je dépensais 65 000 FCFA par séance de dialyse. C'est une chance de pouvoir se dialyser dans le public », témoigne Faustin Mambo Yapo, patient.
Depuis la création du Centre national de prévention et de traitement de l'insuffisance rénale (CNPTIR) en 2012, le pays a renforcé son dispositif. Selon le bilan gouvernemental 2011-2025, le pays est passé de trois centres d'hémodialyse en 2011 à 18 centres en 2025, de 35 générateurs de dialyse à 241. Le nombre de patients dialysés pris en charge est passé de 280 à 1 400.